Le district de Saitual, dans l’État du Mizoram, est devenu la première entité territoriale de la région à obtenir le statut Surakshit
en matière de contrôle du VIH. Attribuée sous l’égide de la National AIDS Control Organisation, cette reconnaissance récompense l’atteinte des trois objectifs mondiaux fixés par l’ONUSIDA.
Selon les communiqués officiels diffusés le 8 septembre, ce territoire a validé l’ensemble des critères de la campagne de mobilisation menée par la National AIDS Control Organisation, connue sous l’acronyme NACO, à travers son initiative MAS (Mobilisation AIDS Suraksha).
Les exigences de la stratégie internationale 95-95-95 dans le district de Saitual
Pour décrocher la distinction Surakshit
, le district a dû satisfaire aux critères de la stratégie de contrôle du VIH reconnue à l’échelle internationale. Ce plan d’action repose sur trois seuils chiffrés précis que les autorités locales ont démontrés avoir franchis lors de l’évaluation réalisée au mois d’août.
Le cadre d’évaluation repose sur les pourcentages suivants :
- 95 pour cent des personnes vivant avec le VIH doivent connaître leur séropositivité.
- 95 pour cent des personnes ainsi diagnostiquées doivent bénéficier d’une thérapie antirétrovirale, abrégée en ART.
- 95 pour cent des patients suivis sous traitement doivent atteindre une suppression de leur charge virale.
Ces indicateurs s’inscrivent dans les efforts déployés pour interrompre la chaîne de transmission du virus. Les autorités sanitaires nationales évaluent régulièrement les progrès accomplis par chaque district sous la supervision des commissaires adjoints.
La classification des performances de la campagne MAS au Mizoram
La campagne MAS déploie une échelle de performance en quatre catégories distinctes pour classifier les districts selon leurs résultats sanitaires. Cette segmentation permet d’observer l’évolution des territoires engagés dans le programme depuis son lancement en février dernier.
| Catégorie de classification | Niveau de réalisation des objectifs |
|---|---|
| Sangharshee | Aucun ou un seul objectif atteint |
| Saksham | Deux objectifs atteints |
| Surakshit | Les trois objectifs atteints |
| Surakshit+ | Les trois objectifs atteints et absence totale de transmission du VIH de la mère à l’enfant |
En atteignant l’ensemble des trois cibles, Saitual se distingue comme le seul territoire de l’État à s’établir au niveau Surakshit
, ouvrant la voie vers l’objectif supérieur de la mention Surakshit+, qui exige l’interruption complète de la transmission mère-enfant.
Les facteurs locaux du succès sanitaire et l’implication des acteurs communautaires
L’obtention de cette certification découle d’une collaboration étroite entre l’administration publique, les organisations non gouvernementales, les institutions religieuses et les responsables communautaires. La direction adjointe de la santé a souligné l’importance de ce maillage de terrain dans la diffusion des actions de prévention et de dépistage.

Les services de santé publique rappellent que l’action s’appuie sur le soutien actif du commissaire adjoint de Saitual, Srinivas Sadi. Les autorités locales attribuent la progression du district à la multiplication des campagnes d’information menées au plus près de la population.
La Dre Zothanpari Chhakchhuak, médecin adjointe de district, a mis en avant le rôle des Églises et des associations dans l’acceptation du dépistage. Selon les observations rapportées par plusieurs sources régionales, le maintien de ce statut dépendra directement de la poursuite des tests à grande échelle et de l’observance rigoureuse des traitements par les personnes concernées.
Le contexte épidémiologique global dans l’État du Mizoram
Les données publiées par la Mizoram State AIDS Control Society, désignée par le sigle MSACS, documentent l’évolution de l’épidémie sur le long terme à l’échelle de l’État. Depuis l’identification du premier cas en octobre 1990, un total de 34 930 cas séropositifs a été enregistré par les services sanitaires.

Sur le plan de la mortalité et de la prise en charge thérapeutique, les registres officiels arrêtés au mois de juillet font état de 6 439 décès imputés à la maladie. En parallèle, 29 217 patients ont procédé à leur inscription auprès des centres de soins pour bénéficier du protocole ART, et 26 382 d’entre eux ont effectivement débuté la thérapie antirétrovirale.