Publié le 23 novembre 2025 10:14:00. La sténose vertébrale, un rétrécissement du canal rachidien, et le cancer de la prostate, la tumeur maligne la plus fréquente chez les hommes, ont été au cœur d’une récente émission de santé, soulignant l’importance du diagnostic précoce et des approches thérapeutiques innovantes.
- La sténose vertébrale peut provoquer des douleurs et des engourdissements dans les jambes ou les bras, selon la localisation.
- Le cancer de la prostate, détectable par une simple prise de sang, touche plus de 41 000 hommes chaque année en Italie.
- La chirurgie robotique offre une précision accrue et une récupération plus rapide dans le traitement du cancer de la prostate.
La sténose vertébrale, caractérisée par un rétrécissement du canal rachidien, comprime la moelle épinière et les nerfs. Cette condition, souvent observée au niveau lombaire ou cervical, peut être causée par divers facteurs. Parmi ceux-ci figurent la dégénérescence naturelle liée à l’âge, comme l’arthrose et l’épaississement des ligaments, mais aussi des événements traumatiques tels que les fractures ou les hernies discales. Dans de rares cas, une configuration étroite du canal rachidien est présente dès la naissance.
Les symptômes de la sténose lombaire se manifestent généralement par des douleurs et des crampes dans les jambes lors de la marche, accompagnées d’engourdissements, d’une faiblesse et de difficultés d’équilibre. La sténose cervicale, quant à elle, se traduit par des sensations de décharges électriques dans la nuque, des engourdissements et une raideur des bras, ainsi qu’une faiblesse des membres supérieurs. Dans les cas les plus avancés, des troubles urinaires ou une perte de contrôle sphinctérien peuvent survenir.
Le docteur Carlo Alberto Benech, neurochirurgien et chef de l’unité de chirurgie de la colonne vertébrale III chez Humanitas Cellini de Turin, a insisté sur la nécessité d’un diagnostic rapide et précis. Il a souligné l’importance d’un examen clinique approfondi, incluant un examen neurologique, complété par des examens d’imagerie tels que l’IRM (imagerie par résonance magnétique) et la tomodensitométrie (scanner) pour évaluer l’état des structures vertébrales.
Le traitement de la sténose vertébrale ne nécessite pas toujours une intervention chirurgicale. Une approche conservatrice, comprenant de la kinésithérapie, des anti-inflammatoires, des injections péridurales et des exercices posturaux, peut souvent soulager les symptômes. Cependant, la chirurgie décompressive peut être envisagée en cas de compression importante ou de symptômes invalidants. Une approche multidisciplinaire, combinant la physiatrie, l’orthopédie et la neurologie, est essentielle pour optimiser le parcours thérapeutique. Le docteur Benech a également souligné l’importance de l’adhésion du patient au traitement et à la rééducation pour garantir des résultats positifs.
Cancer de la prostate : novembre, mois de la prévention
L’émission de santé a également abordé le cancer de la prostate, qui touche plus de 41 000 hommes chaque année en Italie, en en faisant la tumeur maligne la plus courante chez les hommes. Le professeur Bernardo Rocco, directeur de l’unité d’urologie de la polyclinique Gemelli IRCCS et professeur à l’Université catholique, a rappelé l’importance du dépistage.
Les signaux d’alerte à ne pas ignorer incluent une envie fréquente d’uriner, en particulier la nuit, un débit urinaire faible ou interrompu, la présence de sang dans l’urine ou le sperme, des douleurs lors de la miction ou de l’éjaculation, ainsi que des douleurs persistantes dans le bas du dos, l’aine ou les cuisses.
Le dépistage du cancer de la prostate est simple et repose sur une prise de sang pour mesurer le taux de PSA (antigène prostatique spécifique) et un examen urologique. Il est recommandé à partir de 50 ans, ou dès 40-45 ans en cas d’antécédents familiaux. L’imagerie par résonance magnétique multiparamétrique joue un rôle crucial dans le diagnostic, avec une valeur prédictive négative supérieure à 90 %, permettant d’éviter des biopsies inutiles.
La chirurgie robotique représente une avancée significative dans le traitement du cancer de la prostate, offrant une plus grande précision, moins de saignements et une récupération plus rapide. La chirurgie préservant les nerfs, en particulier, permet de préserver les fonctions nerveuses et d’améliorer la qualité de vie des patients. L’intelligence artificielle contribue également à l’analyse des images de résonance magnétique pour une planification chirurgicale plus précise. Enfin, le modèle de « Prostate Unit », une équipe multidisciplinaire regroupant oncologues, radiologues, chirurgiens et autres spécialistes, garantit une prise en charge complète et personnalisée.
Le professeur Rocco a souligné l’importance d’un mode de vie sain pour prévenir le cancer de la prostate : une alimentation équilibrée riche en fruits et légumes (tomates, brocolis, chou-fleur), une consommation modérée de graisses animales, une activité physique régulière, le maintien d’un poids santé, l’absence de tabagisme et une exposition modérée au soleil pour favoriser la production de vitamine D.
En conclusion, un diagnostic précoce et une approche thérapeutique combinée, incluant la rééducation et la chirurgie, peuvent prévenir les handicaps liés à la sténose vertébrale. Quant au cancer de la prostate, les techniques modernes de dépistage et la chirurgie robotique permettent d’améliorer la survie et la qualité de vie des patients, tout en réduisant les effets secondaires.
