Home MondeScandale du Pentagone : Hegseth donne l’ordre d’une frappe aérienne | politique

Scandale du Pentagone : Hegseth donne l’ordre d’une frappe aérienne | politique

by Clara Dubois

Publié le 2 décembre 2025 à 06h44. Une controverse éclate au Pentagone après des accusations selon lesquelles le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, aurait ordonné un second tir sur un navire suspecté de trafic de drogue, même après que des survivants se soient agrippés aux débris. L’incident, qui a fait 82 morts en 22 opérations similaires, suscite des inquiétudes quant à la légalité des opérations anti-drogue menées par l’administration Trump.

  • Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, est accusé d’avoir donné l’ordre de tirer à nouveau sur un navire après un premier impact, alors que des survivants étaient encore présents.
  • L’opération, menée par l’unité d’élite SEAL Team 6, visait un navire suspecté de trafic de drogue dans les Caraïbes.
  • Des voix s’élèvent, notamment au Congrès, pour dénoncer un possible « crime de guerre » et demander une enquête approfondie.

Washington – L’offensive américaine contre le trafic de drogue, lancée par l’administration Trump, est au cœur d’une tempête politique. Des accusations graves pèsent désormais sur Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense, qui aurait donné un ordre controversé lors d’une opération navale en mer des Caraïbes le 2 septembre dernier. Selon des informations révélées par le Washington Post, Hegseth aurait ordonné de « les tuer tous », après un premier tir de missile sur un bateau suspecté de transporter de la drogue.

L’opération, menée par le SEAL Team 6 – l’unité d’élite qui a éliminé Oussama ben Laden en 2011 – visait un bateau moteur. Après le premier impact, deux personnes se seraient agrippées aux débris enflammés. Malgré cela, un second tir aurait été ordonné, selon les accusations.

Un montage de captures d'écran d'une vidéo publiée sur le compte X de la Maison Blanche, montrant selon le président Donald Trump un raid militaire américain contre un navire d'un cartel de la drogue vénézuélien

Un montage de captures d’écran d’une vidéo publiée sur le compte X de la Maison Blanche, montrant selon le président Donald Trump un raid militaire américain contre un navire d’un cartel de la drogue vénézuélien.

Photo: The White House/via REUTERS

Le scandale prend de l’ampleur !

L’offensive de Trump contre les bateaux de trafiquants de drogue dans les Caraïbes et le Pacifique suscite déjà des interrogations au sein du Congrès et parmi les experts militaires. Vingt-deux bateaux ont été détruits jusqu’à présent, entraînant la mort de 82 personnes. L’accusation portée contre Hegseth représente un point de rupture, cristallisant les critiques.

Certains évoquent même la possibilité de « crimes de guerre ».

« Si cela s’avère exact, ce serait bien sûr très grave, un acte illégal », a déclaré le député républicain Mike Turner. Le sénateur démocrate Tim Kaine a été encore plus direct, évoquant des soupçons de crime de guerre. Des enquêtes ont été ouvertes dans les deux chambres du Congrès.

Le président Donald Trump accueille le chef du Pentagone, Pete Hegseth, avant de s'adresser à un rassemblement de hauts commandants militaires américains à la base des Marines de Quantico

Le président Donald Trump accueille le chef du Pentagone, Pete Hegseth, avant de s’adresser à un rassemblement de hauts commandants militaires américains à la base des Marines de Quantico.

Photo: Evan Vucci/AP/dpa

Trump soutient Hegseth

Donald Trump se range derrière Hegseth, affirmant que le secrétaire à la Défense n’a pas donné l’ordre du second tir : « Pete a dit qu’il n’a pas ordonné la mort de ces deux hommes », a déclaré le président américain.

Hegseth lui-même n’a pas explicitement nié les accusations dans ses premières réactions, se contentant de dénoncer des allégations « inventées, incendiaires et dénigrantes ». Il a déclaré sur la plateforme X que les opérations étaient conçues comme des « opérations cinétiques létales » et qu’elles étaient légales, conformément au droit américain et international.

À cet endroit, vous trouverez du contenu de Twitter.

Pour interagir avec du contenu de Twitter et d’autres réseaux sociaux ou l’afficher, nous avons besoin de votre consentement.


Pour afficher le contenu intégré, votre consentement est nécessaire (via l’interrupteur ou via « Révoquer le suivi et les cookies » en bas de page) pour le traitement des données personnelles. Cela peut impliquer le transfert de données vers des pays tiers tels que les États-Unis (Art. 49 al. 1 lit. a RGPD). En activant le contenu, vous consentez. Vous trouverez plus d’informations ici.

Dans un autre message surprenant, il a publié une image du personnage de conte pour enfants « Franklin » tirant des lance-roquettes sur des bateaux de drogue, avec la légende : « Franklin s’attaque aux terroristes de la drogue ».

Todd Huntley, expert en droit militaire, critique quant à lui le fondement juridique de l’offensive militaire contre les bateaux de contrebande : ceux-ci ne seraient pas en conflit armé avec les États-Unis, comme l’affirme la Maison Blanche. Par conséquent, l’élimination des contrebandiers serait purement et simplement un « meurtre », selon Huntley, cité par le Washington Post.

Il déplore que les États-Unis se soient constitués en « juge, juré et bourreau ».

Trump diffuse une vidéo du tir: Un bateau de drogue vénézuélien détruit

Source: TruthSocial@realDonaldTrump / Reuters

You may also like

Leave a Comment