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Sénégal: Dette publique – Moody’s dégrade encore la note du pays

Publié le 11 octobre 2024. L'agence de notation Moody's a dégradé la note de crédit du Sénégal, signalant une vulnérabilité croissante face à l'endettement et des difficultés de liquidités, alors que le pays espère obtenir un nouveau soutien…

Sénégal: Dette publique – Moody’s dégrade encore la note du pays

Publié le 11 octobre 2024. L’agence de notation Moody’s a dégradé la note de crédit du Sénégal, signalant une vulnérabilité croissante face à l’endettement et des difficultés de liquidités, alors que le pays espère obtenir un nouveau soutien financier du Fonds Monétaire International.

  • La note souveraine du Sénégal est passée de B3 à Caa1 avec une perspective négative.
  • La dette publique pourrait atteindre 119 % du PIB en 2024, un niveau élevé pour un marché émergent.
  • Le Sénégal dépend fortement du marché régional de l’UEMOA pour son financement.

La décision de Moody’s intervient à un moment crucial pour le Sénégal, qui cherche activement à conclure un nouveau programme avec le Fonds Monétaire International (FMI) afin de rétablir l’accès aux financements extérieurs. Selon l’agence de notation, le ratio dette/recettes publiques du pays s’élève à un niveau préoccupant de 581 %, bien supérieur à la moyenne des nations de même catégorie. Cette situation reflète une fragilité accrue de la situation financière sénégalaise.

En attendant un éventuel accord avec le FMI – dont la finalisation n’est pas attendue avant mi-2026 – Dakar continue de s’appuyer sur le marché régional de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Le pays y a déjà levé des fonds équivalant à 8 % de son PIB, à des taux d’intérêt compris entre 6,75 % et 7,75 %. Cette dépendance régionale, bien que nécessaire à court terme, contribue à alourdir le fardeau de la dette, les paiements d’intérêts devant représenter 27 % des recettes publiques d’ici 2026.

Moody’s met en garde contre les risques d’une détérioration de la trésorerie en cas de retard supplémentaire dans les négociations avec le FMI. Selon Le Quotidien, qui relaie les informations d’Investing.com, une telle situation pourrait aggraver les problèmes de liquidité du pays.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.