Publié le 29 septembre 2025 14:42:00. Une découverte archéologique exceptionnelle a eu lieu dans la région d’Ørland, en Norvège : le squelette presque complet d’un individu datant de l’âge du fer, accompagné d’une épée, a été mis au jour par un détecteur de métaux amateur.
- La découverte a été réalisée sur un terrain agricole, à quelques centimètres de profondeur.
- Les archéologues estiment que le squelette date de la période de transition vers l’ère Viking (700-800 après J.-C.).
- L’état de conservation du squelette est remarquable, compte tenu de la nature acide du sol norvégien.
C’est en mars dernier que Roy Søreng, passionné de détection de métaux, a fait cette découverte inattendue alors qu’il explorait un terrain ouvert près de la ferme de Val, à Oksvoll, dans la commune d’Ørland. En creusant, il est tombé sur des fragments d’épée et quelques ossements. Il a immédiatement alerté les autorités compétentes.
Après plusieurs mois d’attente et l’obtention du soutien de l’Antiquaire national, une équipe du Musée des sciences de l’Université norvégienne de science et de technologie (NTNU) a procédé à des fouilles sur le site. Les premières investigations ont confirmé l’importance de la découverte : un squelette presque complet, datant de l’âge du fer, a été exhumé.
« J’étais très excité quand ils ont commencé à ouvrir la tombe. Puis, les pièces squelettiques ont commencé à apparaître et nous avons réalisé qu’il s’agissait bien d’une sépulture »,
Roy Søreng, détecteur de métaux
Le site de la découverte se situe dans une zone côtière plate et ouverte, caractérisée par une agriculture intensive depuis des générations. L’épée retrouvée aux côtés du squelette, datée entre 700 et 800 après J.-C., suggère que l’individu vivait à la période de transition vers l’ère Viking. Les archéologues soulignent qu’il s’agit d’une période particulièrement intéressante, marquée par l’intensification des échanges et des voyages.
Raymond Sauvage, archéologue et chef de projet au Musée des sciences du NTNU, explique que le squelette a été découvert à seulement 20 centimètres de profondeur, juste sous la charrue. Malgré les dommages causés par le labour, une grande partie du squelette était remarquablement bien conservée.
Les chercheurs espèrent désormais obtenir davantage d’informations sur l’identité de cet individu grâce à des analyses ADN et isotopiques. Ils souhaitent notamment déterminer son sexe, son âge, sa taille, son état de santé et son origine géographique. La présence d’une fibule, un type de broche couramment utilisé à l’époque, indique que l’individu avait des liens avec le Danemark, car des fibules similaires ont été retrouvées dans cette région.
Sauvage précise que le sol de la région, riche en sable de coquillage provenant d’anciens fonds marins, a contribué à la bonne conservation des ossements. Il souligne également l’importance de la collaboration avec le propriétaire du terrain, qui a facilité les fouilles et pris des précautions pour éviter de causer des dommages supplémentaires.
« Nous supposons qu’il peut y avoir un plus grand terrain de sépulture sur place. Mais cela nécessite des fonds et du temps supplémentaires pour enquêter. Nous avons pour l’instant mis en sécurité ce qui était le plus précaire »,
Raymond Sauvage, archéologue et chef de projet au Musée des sciences du NTNU
Les archéologues soulignent que de telles découvertes sont rares en Norvège en raison de l’acidité du sol. Ils espèrent que cette découverte permettra d’en apprendre davantage sur la vie et les coutumes des populations de l’âge du fer et de l’ère Viking dans la région d’Ørland. En savoir plus sur l’ère Viking.
Plus d’informations sur les découvertes archéologiques en Norvège.
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