Face aux récentes tensions géopolitiques, sept pays européens ont réaffirmé leur soutien au Groenland et au Danemark, soulignant que l’avenir de l’île arctique relève exclusivement de ses habitants et de Copenhague. Cette prise de position intervient après les déclarations du président américain Donald Trump exprimant son intérêt pour une possible annexion du territoire.
Le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Danemark ont publié le 6 (heure locale) une déclaration commune, affirmant sans ambiguïté que « le Groenland appartient au peuple du Groenland, et seuls le Danemark et le Groenland décident des questions liées au Danemark et au Groenland ». Cette déclaration intervient dans un contexte de regain d’intérêt pour l’Arctique, notamment suite à la situation au Venezuela.
Les pays européens ont également insisté sur l’importance stratégique de la région arctique, qualifiée de « priorité clé pour l’Europe ». Ils ont précisé qu’ils avaient renforcé leur présence militaire, leurs activités et leurs investissements dans le but de garantir la sécurité de l’Arctique et de dissuader toute force hostile. « Nous et nombre de nos alliés européens avons élargi notre présence militaire, nos activités et nos investissements pour assurer la sécurité de l’Arctique et la dissuasion des forces hostiles », ont-ils déclaré.
Ils ont souligné que cette sécurité doit être assurée en collaboration avec les alliés de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), y compris les États-Unis, dans le respect des principes fondamentaux du droit international. « La sécurité dans l’Arctique doit être assurée conjointement avec les alliés de l’OTAN, y compris les États-Unis, conformément aux principes de la Charte des Nations Unies, tels que la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’inviolabilité des frontières », ont-ils affirmé, ajoutant que « Il s’agit d’un principe universel et nous ne cesserons de le protéger. »
Les États-Unis, liés au Danemark par un accord de défense du Groenland datant de 1951, sont considérés comme un allié essentiel dans cet effort. Le président Trump avait précédemment exprimé son intérêt pour l’acquisition du Groenland, estimant que « le Groenland est absolument nécessaire à la sécurité », une proposition qui a rencontré une forte opposition de la part de Copenhague et des autorités groenlandaises.
« Le Groenland est absolument nécessaire à la sécurité », Donald Trump
Cette prise de position européenne intervient donc comme un rappel clair des principes de souveraineté et d’autodétermination, et souligne l’importance d’une approche multilatérale pour garantir la stabilité dans la région arctique.