Publié le 2024-10-27 18:35:00. Un chercheur chilien de renom explore les mécanismes de l’autophagie, un processus cellulaire essentiel à la régénération et à la lutte contre les maladies, s’appuyant sur les découvertes fondamentales du prix Nobel Yoshinori Ohsumi et du Dr Christian de Duve.
L’autophagie, littéralement « se manger soi-même », est au cœur des recherches du biochimiste chilien Sergio Lavandero, docteur en sciences naturelles et expert en maladies cardiaques. Ce processus cellulaire naturel agit comme un système de recyclage interne, permettant aux cellules d’éliminer leurs composants endommagés et de se régénérer.
Les travaux de Lavandero s’inscrivent dans la continuité des avancées majeures réalisées par le prix Nobel de médecine 2016, Yoshinori Ohsumi, qui a permis de mieux comprendre les mécanismes de l’autophagie. Le chercheur chilien souligne l’importance de ce processus comme un véritable mécanisme homéostatique.
« L’autophagie basale est un mécanisme homéostatique de nettoyage et de recyclage qui opère à l’intérieur des cellules. »
Sergio Lavandero, chercheur en biochimie
Le Dr Lavandero explique que l’autophagie ne se limite pas à un simple nettoyage cellulaire. Elle permet également d’éliminer les protéines endommagées. Ses recherches rappellent les découvertes du Dr Christian de Duve, qui a identifié les lysosomes en 1955 et décrit les vacuoles autophagiques en 1963. De Duve avait alors observé que le jeûne induisait l’autophagie dans le foie, et que la privation d’acides aminés et la présence de glucagon étaient des indicateurs précoces de ce processus, comme il l’a expliqué dans une interview accordée à BiologíaChile.
L’étude de l’autophagie ouvre des perspectives prometteuses dans la compréhension et le traitement de nombreuses maladies, notamment les maladies cardiaques et les troubles liés au vieillissement.
