Publié le 21 novembre 2025 à 08h14. Le sommet du G20, qui se tient ce week-end en Afrique du Sud, est marqué par des absences de poids, notamment celle du président américain Donald Trump, remettant en question la capacité du groupe à trouver des consensus sur les enjeux géopolitiques actuels.
- L’absence de plusieurs dirigeants majeurs, dont les États-Unis, la Russie et la Chine, affaiblit la représentation du G20.
- Javier Milei, le président argentin, ne fera pas le déplacement, tout comme son homologue mexicain, Claudia Sheinbaum.
- Donald Trump justifie son absence par des allégations de persécutions envers la population afrikaner en Afrique du Sud.
Le sommet du G20, qui réunit les 19 principales économies mondiales et l’Union européenne, s’ouvre ce week-end à Johannesburg, en Afrique du Sud, dans un contexte de tensions internationales croissantes. L’événement est toutefois éclipsé par une série d’absences notables qui soulèvent des interrogations sur l’avenir de cette instance de coopération multilatérale.
Le boycott du président américain Donald Trump est sans précédent. Il justifie sa décision en invoquant des accusations de “massacres” et de “confiscations illégales de terres” visant la communauté afrikaner, descendants de colons hollandais en Afrique du Sud.
« C’est vraiment dommage que le sommet du G20 se tienne en Afrique du Sud. »
Donald Trump, président des États-Unis
Selon Trump, les Afrikaners seraient victimes de violences et de spoliations. L’Afrique du Sud a dénoncé une campagne de désinformation suite aux déclarations de Trump.
Outre l’absence américaine, le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping ne seront pas présents non plus, pour des raisons diverses. Le Mexique et l’Argentine seront également représentés au niveau ministériel. Claudia Sheinbaum, la présidente mexicaine, privilégie des événements nationaux et a rarement voyagé à l’étranger depuis sa prise de fonction. Elle est généralement représentée par son ministre des Affaires étrangères, Juan Ramón de la Fuente. Ses apparitions sur la scène internationale sont restées limitées.
Le président argentin Javier Milei, quant à lui, a choisi de ne pas se rendre en Afrique du Sud, laissant son ministre des Affaires étrangères, Pablo Quirno, le représenter. Cette décision s’inscrit dans la continuité de sa relation étroite avec Donald Trump, qui a apporté un soutien financier important à son programme de réformes économiques libérales. Milei est un allié proche de Trump.
Cette accumulation d’absences inédites pose la question de la pertinence du sommet et de la capacité des membres du G20 à parvenir à des accords significatifs dans un contexte géopolitique de plus en plus fragmenté. Depuis sa création en 1999, le G20 n’avait jamais connu une telle absence de dirigeants majeurs, et les États-Unis, première économie mondiale, ont toujours joué un rôle central dans ces réunions.
ms (dpa/efe)
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