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‘Shelby Oaks’ Spoiler-Free Review – ScreenHub Entertainment – ScreenHub Entertainment

by Antoine Girard

Un nouveau nom se révèle dans le cinéma d’horreur : Chris Stuckmann, connu pour ses critiques de films sur YouTube, a présenté son premier long métrage, Shelby Oaks, au Festival Fantasia de Montréal. Le film, qui a bénéficié d’une campagne de financement participatif réussie et de l’implication du réalisateur Mike Flanagan, promet une expérience angoissante pour les amateurs du genre.

Shelby Oaks suit Mia (Camille Sullivan) dans sa quête désespérée pour retrouver sa sœur Riley, disparue douze ans auparavant avec son équipe de détectives du paranormal, les “Paranormal Paranoids”, alors qu’ils tournaient un épisode pour YouTube. Leur disparition est devenue une légende locale, attirant une équipe de documentaristes et poussant Mia à mener sa propre enquête obsessionnelle dans la ville abandonnée de Shelby Oaks, dans l’Ohio.

Le film impressionne d’emblée par la confiance que dégage Chris Stuckmann à la réalisation. Loin de paraître amateur, Shelby Oaks se déroule avec la fluidité d’un cinéaste expérimenté. L’interprétation de Camille Sullivan est particulièrement remarquable, incarnant une femme rongée par l’espoir de retrouver sa sœur, alors que son entourage a accepté l’idée de sa mort. Le scénario, inspiré de la propre expérience de Stuckmann dans la recherche d’une sœur perdue, est solide, bien que certains aspects mériteraient davantage de développement, notamment la vie personnelle de Mia en dehors de l’enquête.

La direction artistique et la photographie sont exceptionnelles. Stuckmann, en collaboration avec le directeur de la photographie Andrew Scott Baird, crée une atmosphère de tension palpable, incitant le spectateur à scruter chaque recoin de l’image à la recherche d’indices ou de signes de danger. Le film excelle dans la construction du suspense, jouant sur l’attente avant les moments de frayeur. L’utilisation de l’éclairage, notamment les jeux d’ombre, est particulièrement réussie. L’emploi de différents formats de caméra et de ratios d’image ajoute également une dimension visuelle intéressante.

Le budget de production, financé à hauteur de 1,4 million de dollars américains (environ 1,3 million d’euros) grâce à une campagne Kickstarter, n’a pas empêché l’équipe de créer un film visuellement impressionnant. Chris Stuckmann et son producteur, Aaron B. Koontz, ont su tirer le meilleur parti des lieux abandonnés de l’Ohio, dont la prison utilisée dans le film Les Évadés. Ces décors délabrés contribuent à l’atmosphère oppressante qui imprègne le film.

Une version remaniée de Shelby Oaks, avec une fin retouchée et un nouveau montage, sortira en salles le 24 octobre. La date de sortie dans les salles françaises n’a pas encore été annoncée, mais Neon, le distributeur américain, prévoit une sortie en 2025. « Il y a beaucoup de talents qui ont vu quelque chose de spécial dans ce film », a déclaré Stuckmann après la projection. « J’ai hâte de voir ce que Chris Stuckmann fera ensuite, car il a prouvé qu’il était capable de créer à la fois la peur et la tension tout en équilibrant l’histoire et les personnages. »

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