Publié le 1er octobre 2025 à 14h15. Alors que Donald Trump ambitionne un prix Nobel de la paix pour son plan sur Gaza, les critiques fusent et les États-Unis se préparent à une paralysie gouvernementale, illustrant une période de tensions politiques internes et externes.
- Donald Trump présente un plan de paix pour Gaza et affiche ouvertement son désir de recevoir le prix Nobel de la paix, suscitant l’ironie et le scepticisme.
- Un convoi maritime, baptisé “Flotte de la Résilience Mondiale”, tente de briser le blocus israélien de Gaza, symbolisant une action directe face à l’impasse diplomatique.
- La menace d’une fermeture du gouvernement américain plane, conséquence d’un blocage politique interne qui rappelle les stratégies d’obstruction des républicains les plus conservateurs.
Le plan de paix proposé par l’ancien président américain Donald Trump pour Gaza est accueilli avec une forte dose de scepticisme, qualifié de “possibilité ridicule” par The Independent. Le journal britannique critique l’auto-promotion de Trump et la création d’un “Conseil de la paix” dont il se proclame président, dénonçant une opération de relations publiques plus qu’une initiative sérieuse.
The Independent souligne l’absence de consultation avec le Hamas et suggère que ce plan pourrait n’être qu’un prétexte pour justifier la destruction de Gaza. Le journal note également l’inclusion de personnalités controversées comme Tony Blair dans l’entourage de Trump, ravivant les débats sur leur rôle dans les conflits passés au Moyen-Orient.
« Sans aucune négligence, Donald Trump a présenté son plan de paix à Gaza, composé de vingt points, comme s’il s’agissait d’un bâtiment de vingt stores qui comprend les appartements les plus chers jamais construits : son projet immobilier immobilier le plus ambitieux… »
The Independent
Parallèlement, un convoi maritime, dont fait partie le navire “Milad”, tente de briser le blocus israélien de Gaza. Nawuis Doulan, une participante à cette initiative, explique dans le Guardian que l’objectif est de manifester sa solidarité avec les Palestiniens et de faire pression sur les gouvernements occidentaux pour qu’ils cessent de soutenir Israël.
« Il est peu probable que nous atteignions Gaza. Mais jusqu’à ce que la Palestine soit libérée, nous montrerons ce que nous pouvons de solidarité par le biais de notre navire. »
Nawuis Doulan
Le navire “Milad”, initialement nommé “Ghoul”, transporte des médicaments, des préparations pour nourrissons et des prothèses pour les personnes handicapées. Doulan insiste sur le fait que cette action vise également à dénoncer le rôle des pays occidentaux dans le conflit israélo-palestinien.
Sur le front intérieur américain, la perspective d’une fermeture du gouvernement se précise. Le Washington Post rapporte que les démocrates progressistes adoptent une ligne dure, similaire à celle des républicains conservateurs, en refusant de compromis sur le financement de l’État. Cette situation pourrait entraîner la suspension de nombreux services publics et affecter des millions d’Américains.
Selon le Washington Post, Donald Trump et son directeur du budget, Russell Vought, auront le pouvoir de décider quels services seront fermés et quels employés seront mis au chômage. L’article suggère que Trump pourrait utiliser cette situation pour affaiblir l’opposition démocrate et exercer une pression supplémentaire sur ses adversaires.
La paralysie politique actuelle aux États-Unis, conjuguée aux tensions internationales autour de Gaza, illustre une période d’incertitude et de fragilité, tant sur la scène intérieure qu’internationale.
Photo publiée, Images getty
