Publié le 8 octobre 2025 21:02:00. La gymnaste américaine Simon Biles, figure emblématique de sa discipline et engagée dans la promotion de la santé mentale, a partagé ses réflexions et ses projets lors d’une visite à Buenos Aires, confirmant sa participation aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028.
- Simon Biles insiste sur l’importance d’allier bien-être physique et mental, une priorité qu’elle a mise en œuvre lors des Jeux de Paris 2024.
- Elle continue de suivre une thérapie hebdomadaire, l’intégrant comme une composante essentielle de sa routine.
- La gymnaste américaine a annoncé sa volonté de participer aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028, sans pour l’instant préciser si elle sera athlète ou spectatrice.
Buenos Aires a accueilli Simon Biles, la gymnaste américaine aux onze médailles olympiques (dont sept en or), pour une prise de parole inspirante. L’athlète a souligné l’importance cruciale de la santé mentale, affirmant que celle-ci doit être au même niveau que la condition physique. Elle a évoqué son expérience aux Jeux de Paris 2024, où elle a remporté quatre médailles, comme une illustration de cet équilibre.
« Aujourd’hui, je n’aime pas l’entraînement, je déteste l’entraînement. Il me semble que la santé physique doit coïncider avec la santé mentale, c’est pourquoi j’ai remporté quatre médailles à Paris 2024. Les deux étaient au même niveau. »
Simon Biles, gymnaste américaine
Simon Biles, qui avait fait le choix de se retirer des Jeux olympiques de Tokyo en 2020 pour préserver son bien-être psychologique, a confirmé qu’elle continuait à bénéficier d’un suivi thérapeutique régulier. « Je vais toujours en thérapie une fois par semaine, cela fait partie de ma routine. Je suis forte et je reçois l’aide que je mérite », a-t-elle déclaré.
L’athlète de 28 ans a également abordé la question de sa participation aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028. Si elle a assuré qu’elle sera présente, elle reste incertaine quant à son rôle : athlète en compétition ou membre du public. « Je vais y être. Le problème, c’est que je ne sais pas si je dois sauter sur le tapis ou dans les tribunes… Mais je vais certainement aller faire partie de ce mouvement », a-t-elle confié.
Simon Biles a évoqué son parcours personnel, rappelant qu’elle ressentait une pression intense pour incarner la perfection lorsqu’elle a débuté sa carrière internationale. Elle a choisi de s’éloigner de cette image idéalisée pour se rapprocher d’une vie plus authentique. « Au début, quand j’étais sur la scène mondiale et que je devenais mannequin, je sentais que je devais être parfaite. J’ai choisi de changer, d’arrêter d’être un exemple et de devenir une personne aussi normale que possible. Les gens pourront voir que je suis un humain et non une machine à gagner de l’or », a-t-elle expliqué.
Lors de son séjour à Buenos Aires, la gymnaste a également exprimé son étonnement face à la qualité de la viande et du vin argentins. Elle a également partagé quelques détails sur sa relation avec Jonathan Owens, son partenaire, ancien joueur de football américain des Bears de Chicago. « Je ne suis pas une femme jalouse. Je voyage beaucoup, j’aime être active. Si je suis à la maison, je fais le ménage, je fais la vaisselle, je promène le chien. Je suis comme toi, je suis humaine », a-t-elle précisé.
Née à Columbus, dans l’Ohio, Simon Biles a connu une enfance difficile, marquée par la toxicomanie de sa mère et un parcours en famille d’accueil avant d’être élevée par ses grands-parents. Elle sera la figure d’honneur d’une clinique de gymnastique artistique pour garçons et filles ce jeudi.
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