Home DivertissementSomeone Should Bury ’28 Years Later: The Bone Temple’

Someone Should Bury ’28 Years Later: The Bone Temple’

by Antoine Girard

Le retour de l’apocalypse zombie s’avère décevant avec « 28 Ans Plus Tard : Le Temple d’Os », un film qui peine à justifier son existence et semble désespérément à la recherche d’une idée originale. Cette suite, attendue depuis 2025, échoue à captiver et laisse un goût amer aux amateurs du genre.

Le film, réalisé par Nia DaCosta, suit Spike (Alfie Williams), introduit dans « 28 Ans Plus Tard », désormais membre d’un gang violent mené par Jimmy Crystal (Jack O’Connell). L’intégration de Spike au sein du groupe est présentée de manière abrupte et peu convaincante, un présage de ce qui attend le spectateur. Les acolytes de Jimmy, surnommés ses « Fingers », errent dans un paysage post-apocalyptique sans but précis, croisant quelques survivants sans que cela ne débouche sur une intrigue secondaire notable.

Parallèlement, le Dr. Kelson (Ralph Fiennes) continue ses expérimentations dans son « Temple d’Os », en compagnie de Samson (Chi Lewis-Parry), un zombie « alpha » qu’il drogue régulièrement pour assurer sa propre sécurité. Ces expériences mènent à une découverte potentiellement salvatrice pour l’humanité, ou peut-être simplement à la recherche d’un compagnon.

Le véritable problème du film ne réside pas dans la réalisation de DaCosta, qui parvient à conserver le style frénétique de l’opus original, mais dans le scénario d’Alex Garland, l’esprit derrière la franchise « 28 Jours Plus Tard ». L’auteur semble avoir perdu le fil de son récit, optant pour une violence gratuite, des personnages superficiels et une tentative maladroite de présenter un zombie plus « gentil ». « Le Temple d’Os » est visuellement brutal, mais manque cruellement de substance, contrairement à d’autres œuvres horrifiques qui explorent des thèmes plus profonds, comme la série « Terrifier » et son humour noir.

L’absence de développement des personnages est particulièrement flagrante. Spike, le personnage central, est trop effacé pour susciter l’empathie, et sa relation avec un autre membre des « Fingers » (Erin Kellyman) reste superficielle. La motivation des personnages à suivre Jimmy Crystal, malgré son comportement erratique, n’est jamais clairement établie. Jack O’Connell livre une performance intense, tout comme Ralph Fiennes, mais leurs efforts sont vains face à un scénario creux.

Le troisième acte du film propose une digression audacieuse, mais qui semble davantage une tentative désespérée de rappeler les moments forts de la franchise qu’une réelle progression narrative. « Le Temple d’Os » se révèle être un simple amas d’effets visuels, un « bruit visuel » désagréable, qui ne parvient pas à offrir une réflexion pertinente sur la société, contrairement à d’autres films de zombies qui abordent des thèmes tels que le déclin social, le racisme ou le capitalisme. L’idée que l’humanité elle-même soit plus dangereuse que les zombies, bien que présentée comme une nouveauté, est un cliché éculé du genre.

Le film tente, dans son épilogue, d’ajouter une dimension sociale à son propos, mais cette tentative arrive trop tard et semble déconnectée du reste du récit. Cette maladresse a d’ailleurs suscité des réactions négatives lors de la projection de presse. Si la direction artistique de DaCosta parvient à capturer l’atmosphère de la franchise et à mettre en valeur le « Temple d’Os », cela ne suffit pas à sauver un film qui a perdu son souffle créatif. « 28 Ans Plus Tard : Le Temple d’Os » n’est pas seulement une suite décevante, mais un sérieux prétendant au titre du pire film de l’année, et ce, dès le mois de janvier.

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