FLe cinéaste Ranco-Tunisien-Moroccan, Hind Meddeb, est basé à Paris, mais c’est son expérience sur place à Khartoum en 2019 du soulèvement soudanais contre la règle réactionnaire de 30 ans du président Omar al-Bashir qui a conduit à cette étude documentaire intensément engagée et sympathique. Le film se plonge dans le monde des manifestants – en particulier les jeunes et femmes manifestants – toute une génération sous tension et réunie par le mouvement des insurgés; Leur passion a été compliquée et intensifiée par le fait que la révolution, du moins au début, n’a fait que provoquer un «conseil militaire de transition» ou TMC, qui ne semblait pas pressé de passer à la domination civile démocratique. En fait, il a effectué Un massacre grotesque contre les gens dans un sit-in en juin 2019entraînant 127 morts et 70 cas de viol.
Meddeb trouve parmi les manifestants un mouvement artistique vif et vibrant: une culture orale de la musique, de la poésie et du rap qui prospère dans les rues. Il y a aussi une sorte d’énergie subversive et surréaliste: la caméra trouve un signe simulé des ouvrages routiers en lecture: «Désolé pour le retard – déraciner un régime». Les performances les plus étonnantes des femmes et des hommes sont témoins, ainsi qu’une sorte de soixante-huitard culture des slogans et des maximes; Les jeunes femmes occupent des panneaux et des poèmes en prose.
Surtout, les manifestants se méfient de la théocratie et de la prévalence d’une classe de bureau qui a un grand amour de l’intimidation de la population; Une femme se souvient d’un prédicateur qui a insisté sur les vertus de la pauvreté pour tout le monde tout en possédant une élégante traction. «Les gens demandent la justice pour les morts!» Déclame une bannière; Il s’agit d’un mouvement passionnément conscient de ses camarades déchus, trahis par ceux qui ont été inaugurés par leur sacrifice et leur courage.
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