Publié le 2025-12-03 19:48:00. L’inquiétude monte concernant les dimensions de la patinoire principale des Jeux olympiques de Milan-Cortina en 2026, qui s’avèrent plus petites que les standards de la Ligue nationale de hockey (LNH). Malgré ces contraintes, la LNH maintient sa participation à l’événement.
- La patinoire de Milan est environ 90 centimètres (3 pieds) plus courte que les dimensions requises par la LNH.
- La LNH prévoit d’ajuster la disposition des lignes sur la glace pour compenser la surface réduite.
- Malgré les préoccupations, la LNH ne considère pas cette situation comme un risque pour la sécurité des joueurs.
Des sources proches de la LNH ont confirmé mercredi que la ligue ne se retirera pas des Jeux olympiques de Milan-Cortina, malgré les informations révélant que la surface de la patinoire principale est inférieure aux normes habituelles. C’est la première fois depuis les Jeux de Sotchi en 2014 que les joueurs de la LNH participeront aux Jeux d’hiver.
L’accord conclu en juillet dernier entre la LNH, l’Association des joueurs de la LNH (AJLNH) et la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) stipule clairement que la glace de Milan doit être construite selon les spécifications de la LNH. Cependant, la construction de l’arène n’est pas encore achevée, ce qui a contraint les organisateurs à reporter les épreuves tests à janvier.
Mardi, le site The Athletic a révélé que l’IIHF a approuvé une surface de glace de 59,74 mètres sur 25,91 mètres (196,85 pieds sur 85,3 pieds) pour Milan, soit environ 90 centimètres (3 pieds) de moins que les dimensions standard de la LNH (60,96 mètres sur 25,91 mètres, soit 200 pieds sur 85 pieds). L’entraîneur adjoint de l’équipe canadienne, Pete DeBoer, avait publiquement soulevé la question lundi, lors d’une entrevue à la radio Sportsnet :
« La surface de la glace semble être plus petite que la norme d’une patinoire de la LNH, probablement de 3 ou 4 pieds. Je ne comprends pas comment cela s’est produit. »
Pete DeBoer, entraîneur adjoint de l’équipe canadienne
La LNH n’a aucun contrôle direct sur la construction de la nouvelle arène de 16 000 places, située en périphérie de Milan, mais reste déterminée à faire en sorte que les Jeux se déroulent dans les meilleures conditions possibles. Récemment, les Predators de Nashville et les Penguins de Pittsburgh ont disputé des matchs à l’Avicii Arena de Stockholm, en Suède, sur une patinoire légèrement plus petite que les standards de la LNH. La LNH avait alors ajusté la position des lignes pour compenser la surface réduite, en particulier dans la zone neutre.
Bien que les dimensions de la patinoire olympique ne soient pas idéales et constituent une divergence par rapport à l’accord entre la LNH, l’AJLNH et l’IIHF, la ligue ne perçoit pas de risque majeur pour la sécurité des joueurs. Un joueur de la LNH, déjà sélectionné pour les Jeux olympiques, a confié à ESPN :
« Avec le niveau de talent, il n’y aura déjà ni temps ni espace. Les matchs seront incroyables quoi qu’il arrive. Donnez-nous simplement une couche de glace et tout ira bien. »
Joueur de la LNH (nom non divulgué)
La LNH a envoyé une équipe d’experts à Milan le mois dernier pour évaluer l’état de la patinoire. Leurs conclusions ont souligné que les organisateurs progressent, mais doivent accélérer le rythme des travaux. Aucun plan de secours n’est actuellement envisagé en cas de retard dans la construction de l’arène principale.
Le tournoi de hockey féminin débutera le 5 février 2026, tandis que le tournoi masculin commencera le 11 février 2026. Initialement, les championnats du monde U-20 de décembre devaient servir de tests pour l’arène, mais ces épreuves ont été reportées. Une nouvelle session de tests est désormais prévue du 9 au 11 janvier.
La LNH et l’AJLNH considèrent leur participation aux Jeux olympiques comme un moyen important de promouvoir le hockey à l’échelle mondiale. Leur rôle est défini comme celui d’un partenaire ou d’un invité, et non d’un hôte, dans l’organisation de l’événement.
