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Trust de Ram Janmabhoomi Accepte les Démissions et Nomme un Secrétaire Général Intérimaire

by Nicolas Lefèvre
Détails financiers : 3 264 crores de roupies et des dons d'argent transformés en lingots

Le Shri Ram Janmabhoomi Teerth Kshetra Trust a accepté, ce lundi 6 juillet 2026, les démissions de son secrétaire général Champat Rai et du fiduciaire Anil Mishra. Cette décision fait suite à des allégations de détournement de dons au temple de Ram à Ayodhya, déclenchant une enquête d’une équipe d’investigation spéciale (SIT) du gouvernement de l’Uttar Pradesh.

Détails financiers : 3 264 crores de roupies et des dons d’argent transformés en lingots

Détails financiers : 3 264 crores de roupies et des dons d'argent transformés en lingots
Pour répondre aux soupçons de malversations, le Trust a publié un état détaillé de ses finances. Selon The Times of India, l’organisation a collecté un total de 3 264 crores de roupies via la campagne Nidhi Samarpan Abhiyan et diverses donations depuis sa création en 2020. L’utilisation de ces fonds se décompose comme suit :
Poste de dépense Montant (en crores de roupies)
Construction et dépenses d’investissement 2 370
Dépenses opérationnelles (sur 582 cr reçus) 391
Le Trust précise que les sommes restantes sont conservées sur des comptes bancaires. Concernant les dons en nature, 2 916 articles ont été enregistrés. Un point attire l’attention : les objets en argent offerts par les fidèles ont été fondus en lingots à la Monnaie d’État. Des certificats de pureté et des registres de poids sont disponibles pour vérification. Les montants restants sont disponibles sur des comptes bancaires. Toutes ces informations financières ont été présentées par le trust aux médias de temps en temps. Le Trust, via The Times of India

L’onde de choc administrative : démissions et nominations intérimaires

L'onde de choc administrative : démissions et nominations intérimaires
Le départ de Champat Rai et d’Anil Mishra, qui ont démissionné pour des raisons morales, marque un tournant dans la gestion du sanctuaire. Mathrubhumi rapporte qu’après une réunion de plus de trois heures à Ayodhya, Krishna Mohan a été nommé secrétaire général par intérim. L’institution ne se contente pas de changer ses dirigeants. Elle a lancé un examen complet de ses processus administratifs. Le Trust prévoit de se réunir à nouveau le 22 juillet, date à laquelle il devrait recevoir le rapport final de la SIT. Cette échéance sera déterminante pour finaliser les nominations aux postes clés et combler les vacances parmi les fiduciaires. Le trésorier du Trust, Swami Govind Dev Giri, a souligné que l’angoisse interne ne provient pas seulement du montant potentiel du vol, mais du préjudice causé à la réputation de l’institution et à la confiance des donateurs. Pour contrer les rumeurs de disparition d’objets précieux, le Trust a exposé publiquement des échantillons, dont un Ramayana en or et un collier, affirmant que les 2 800 articles inventoriés sont tous comptabilisés.

Le bras de fer politique : le VHP s’oppose à une gouvernementalisation

All Eyes On Ayodhya Ram Temple As Ram Janmabhoomi Trust Meets Amid Donation Fraud Probe | News18
L’affaire a rouvert un débat idéologique profond sur la gestion des temples en Inde. Alors que certains experts suggèrent un contrôle accru de l’État pour éviter la corruption, le Vishva Hindu Parishad (VHP) s’y oppose fermement. Selon ThePrint, le VHP mène depuis 2021 une campagne pour libérer les temples de l’influence gouvernementale, estimant que 20 000 à 50 000 sanctuaires sont actuellement sous contrôle public. Nous sommes contre la gouvernementalisation – le contrôle gouvernemental du Ram Mandir. Nous ne l’autoriserons à aucun prix. Cela a été notre position depuis le début, non seulement pour le Ram Mandir mais pour tous les autres temples hindous également. Surendra Jain, secrétaire général conjoint international du VHP Cependant, une nuance apparaît : le VHP ne s’oppose pas à l’embauche d’un professionnel pour la gestion quotidienne. La condition sine qua non est que ce futur PDG (CEO) ne soit pas un fonctionnaire en activité et reste responsable devant le Trust, et non devant le gouvernement. Cette vision rejoint partiellement celle de Nripendra Misra, président du comité de construction du Ram Mandir, qui a plaidé pour un “modèle Tirupati” avec un PDG expérimenté dans l’État de l’Uttar Pradesh, tout en précisant que les statuts du Trust ne devraient pas être modifiés.

Enjeux et prochaines étapes de l’enquête

La situation reste tendue alors que la SIT a déjà nommé huit personnes dans son rapport préliminaire, entraînant des arrestations. Le Trust a insisté sur le fait qu’il a lui-même sollicité l’intervention du gouvernement de l’Uttar Pradesh pour garantir une enquête impartiale. Pour les fidèles, la transparence devient le mot d’ordre. Le Trust a annoncé que toute personne ayant fait un don en espèces ou en cadeaux peut désormais prendre rendez-vous avec des responsables pour se rendre à Ayodhya et vérifier personnellement l’utilisation de ses offrandes dans les registres. L’issue de cette crise dépendra largement des conclusions du rapport final attendu le 22 juillet. Au-delà des sanctions pénales, l’enjeu est la survie d’un modèle de gestion autonome face à la pression politique et aux exigences de transparence d’une base de donateurs mondiale.

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Enjeux et prochaines étapes de l'enquête
Photo: ThePrint

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