Publié le 12 janvier 2026 à 16h06. Une jeune entreprise britannique, issue de la recherche de l’Université de Leeds, propose une nouvelle technologie microfluidique pour améliorer les taux de réussite de la fécondation in vitro (FIV) en optimisant le développement embryonnaire.
- IVFmicro a développé un dispositif breveté qui imite l’environnement naturel des trompes de Fallope.
- La technologie vise à augmenter à la fois la qualité et le nombre d’embryons viables obtenus lors d’un cycle de FIV.
- L’entreprise a récemment levé 3,5 millions de livres sterling (environ 4,1 millions d’euros) pour déployer sa solution dans les cliniques de fertilité.
La fécondation in vitro (FIV) représente une solution pour de nombreux couples confrontés à des difficultés pour concevoir. Cependant, les taux de réussite restent relativement faibles, et le processus peut être coûteux et émotionnellement éprouvant. L’entreprise IVFmicro, née des travaux de la professeure Virginia Pensabene et de la docteure Helen Picton à l’Université de Leeds, s’attaque à ce défi en proposant une approche innovante pour la culture embryonnaire.
Le dispositif développé par IVFmicro se distingue des méthodes traditionnelles utilisant des boîtes de Pétri. Il repose sur la microfluidique, une technologie qui manipule des fluides à très petite échelle pour recréer les conditions physiologiques optimales au développement embryonnaire. Contrairement aux pratiques courantes, le système d’IVFmicro élimine l’utilisation d’huile minérale, souvent employée pour prévenir l’évaporation du milieu de culture, mais qui peut s’avérer toxique pour les embryons et compliquer la manipulation.
L’appareil intègre également une chambre de culture centrale conçue pour amortir les vibrations et les variations environnementales, des facteurs susceptibles d’affecter la croissance embryonnaire. Selon les premiers résultats, la technologie d’IVFmicro permettrait d’améliorer la production d’embryons viables d’au moins 15 %.
« Chez IVFmicro, nous mettons à profit des années de recherche en biologie de la reproduction pour créer une solution pratique et accessible qui peut améliorer les résultats pour les patientes suivant un traitement de fertilité. Notre objectif est de rendre la FIV plus efficace, plus prévisible et, finalement, plus prometteuse pour celles qui s’efforcent de fonder une famille », explique la professeure Helen Picton, directrice scientifique et cofondatrice d’IVFmicro. Professeur Helen Picton, directrice scientifique et co-fondatrice
Le marché des traitements de fertilité est en pleine expansion, touchant un couple sur six dans le monde. Malgré une demande croissante, le secteur est confronté à des taux de réussite limités, oscillant entre 20 % et 40 % pour les femmes de moins de 40 ans, et diminuant avec l’âge. Entre 50 et 70 % des embryons ne parviennent pas à se développer en laboratoire, obligeant souvent les patients à subir plusieurs cycles de traitement coûteux.
IVFmicro propose son dispositif microfluidique de culture embryonnaire, un dispositif médical de classe IIa destiné à être utilisé dans les cliniques de fertilité. L’appareil, constitué d’une unité en plastique dotée d’un port d’entrée, de canaux microfluidiques et d’une chambre de culture antichoc, imite l’environnement in vivo (utérus et trompes de Fallope) pour cultiver les embryons du stade de fécondation jusqu’au stade blastocyste, sans recourir à l’huile toxique mentionnée précédemment.
Pour plus d’informations sur IVFmicro et sa technologie, consultez ivfmicro.com.
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