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Susana Villarán et la puissante, une chronique de Fernando Vivas sur l’ancien maire de Lima et son procès oral pour corruption | tlcnota | POLITIQUE

by Nicolas Lefèvre

Publié le 27 septembre 2025 20h43. L’ancien maire de Lima, Susana Villarán, est confrontée à un procès pour corruption lié à des financements illégaux d’Odebrecht et d’OAS en échange de contrats publics, une affaire qui pourrait avoir des répercussions sur les arbitrages internationaux concernant les infrastructures de la capitale péruvienne.

  • Susana Villarán est accusée d’avoir dirigé un réseau criminel ayant reçu 11 millions de dollars de la part d’Odebrecht et d’OAS.
  • Le procès a débuté le 23 septembre et met en lumière des irrégularités dans l’attribution de contrats, notamment pour la ligne jaune et le projet Río Verde.
  • La mort de José Miguel Castro, ancien directeur municipal et témoin clé, ne disculpe pas Villarán, selon le ministère public.

Le procès de Susana Villarán, ancienne maire de Lima, a débuté mardi 23 septembre, l’accusant de corruption et de blanchiment d’argent. L’affaire, qui remonte à son mandat de 2011 à 2014, met en lumière un système présumé de financement illégal de campagnes électorales et d’attribution de contrats publics en échange de pots-de-vin versés par les géants du BTP brésilien Odebrecht et OAS.

Selon l’accusation, Villarán aurait mis en place un réseau criminel pour percevoir ces fonds, qui s’élèvent à 11 millions de dollars. Odebrecht aurait versé 4,1 millions de dollars pour des projets routiers à Lima, tandis que Graña y Montero aurait reçu 200 000 dollars via Express South. OAS aurait été le contributeur le plus important, avec 3 millions de dollars versés pour la révocation d’un contrat précédent et 4 millions de dollars supplémentaires pour les élections.

L’affaire est d’autant plus sensible qu’elle concerne des contrats majeurs pour la capitale péruvienne, notamment celui de la ligne jaune, un projet d’autoroute urbaine. OAS aurait cherché à optimiser les avantages tirés de ce contrat en modifiant les termes pour intégrer le projet Río Verde, plus tard remplacé en partie par le contournement de l’avenue 28 de juillet.

Susana Villarán a tenté de minimiser l’ampleur des fonds reçus, affirmant qu’elle ne pouvait pas fournir de chiffre exact et que celui avancé par les procureurs était exagéré. Cependant, même si les montants étaient inférieurs à ceux annoncés, le scandale reste de grande envergure, compte tenu de sa position d’élue publique.

Mardi, le 23 a commencé le procès oral contre Susana Villarán accusé d'avoir dirigé un réseau pénal qui a reçu 11 millions de dollars d'Odebrecht et d'OEA en échange d'addenda, de contrats et de péages lorsqu'elle était maire de Lima.

Mardi, le 23 a commencé le procès oral contre Susana Villarán accusé d’avoir dirigé un réseau pénal qui a reçu 11 millions de dollars d’Odebrecht et d’OAS en échange d’addenda, de contrats et de péages lorsqu’elle était maire de Lima.

La mort de José Miguel Castro, ancien directeur municipal de Villarán et considéré comme un témoin clé dans l’affaire, dans des circonstances encore floues, n’a pas pour autant affaibli l’accusation. Le ministère public affirme que la trace de l’argent, via le consultant en marketing Valdemir Garreta et son exécutant Luis Favre, est suffisamment claire pour établir la culpabilité de Villarán, malgré les tentatives de contournement de la part des autorités brésiliennes.

Âgée de 76 ans, Susana Villarán a déjà passé environ un an en détention provisoire. Son image est fortement ternie, à tel point qu’un récent reportage la montrant dans la piscine de sa maison familiale a conduit la municipalité de Lurín à ordonner la démolition d’une construction illégale sur la plage occupée par Villarán et ses voisins.

L’issue du procès pourrait avoir des conséquences importantes, non seulement pour l’avenir judiciaire de Villarán, mais aussi pour les négociations et arbitrages internationaux concernant les infrastructures de Lima. Le procureur José Domingo Pérez a requis 29 ans de prison contre l’ancienne maire pour cinq chefs d’accusation de blanchiment d’argent et de corruption.

Le procureur José Domingo Pérez a présenté l'accusation contre Susana Villarán pour cinq crimes présumés de blanchiment d'argent et de corruption et demande 29 ans de prison contre lui. Photo: GEC / Antonio Melgarejo

Le procureur José Domingo Pérez a présenté l’accusation contre Susana Villarán pour cinq crimes présumés de blanchiment d’argent et de corruption et demande 29 ans de prison contre lui. Photo: GEC / Antonio Melgarejo

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