Publié le 19 décembre 2025 18:00:00. Une comète interstellaire, seulement la troisième jamais observée, s’approche au plus près de la Terre ce vendredi, offrant une opportunité unique aux astronomes de l’étudier, bien que son observation directe reste difficile pour le grand public.
La comète 3l/ATLAS a atteint son point de plus proche rapprochement avec notre planète ce vendredi 19 décembre, à une distance d’environ 270 millions de kilomètres (167,7 millions de miles). Si cet événement représente une occasion précieuse pour la communauté scientifique, l’observation de cet objet venu d’ailleurs s’avère complexe pour les amateurs.
Selon Jiří Dušek, astronome et directeur de l’observatoire de Brno, la comète est actuellement bien trop faible pour être visible à l’œil nu. Il explique :
« Elle est actuellement plus de cent fois plus faible que les étoiles les plus faibles visibles sans télescope. »
Jiří Dušek, astronome et directeur de l’observatoire de Brno
Pour espérer l’apercevoir, il faudrait disposer d’un télescope avec un objectif d’au moins 20 centimètres de diamètre.
Les conditions météorologiques locales, comme la présence de smog, peuvent également compliquer l’observation. Les exigences spécifiques varient d’un pays à l’autre.
Malgré ces difficultés, un suivi en direct de la comète était initialement prévu par l’astronome italien Gianluca Masi via le projet Virtual Telescope. Cependant, en raison de conditions météorologiques défavorables, la diffusion a été reportée à ce vendredi soir (samedi matin, heure française). Vous pouvez suivre l’événement ici.
L’étude de ces comètes interstellaires est d’un grand intérêt pour les scientifiques, notamment pour la National Aeronautics and Space Administration (NASA). Elles offrent des indices précieux sur la composition et l’évolution d’autres systèmes stellaires.
Si certains, comme le scientifique de Harvard Avi Loeb ou Uri Geller, ont évoqué la possibilité d’une “invasion extraterrestre”, la NASA a rapidement démenti ces affirmations, les qualifiant de désinformation.
Cette approche rapprochée de 3l/ATLAS permet aux astronomes de collecter des données cruciales sur cet objet interstellaire, contribuant ainsi à une meilleure compréhension de l’univers qui nous entoure.
