L’administration américaine a revendiqué la destruction d’un important site de traitement de la drogue au Venezuela, sans pour autant révéler de détails précis sur l’opération. L’annonce, faite par le président Trump, intervient dans un contexte de tensions croissantes avec Caracas et d’intensification de la lutte contre le trafic de stupéfiants dans la région.
Selon le président Trump, qui s’est exprimé lundi depuis Mar-a-Lago, une « explosion majeure » a eu lieu dans une zone portuaire utilisée pour le chargement de drogues sur des navires. Il avait déjà évoqué, vendredi lors d’une interview à la radio 77 WABC, une frappe « très dure » contre cette installation deux nuits auparavant. « Nous venons de neutraliser, je ne sais pas si vous avez vu, une grande usine ou installation d’où partent les navires », a-t-il déclaré. Il a ajouté lundi que la zone concernée « n’existe plus ».
Bien que l’emplacement exact de ce site n’ait pas été divulgué, plusieurs sources suggèrent qu’il s’agit d’un centre de traitement de la drogue situé au Venezuela. Des informations de CNN indiquent que la CIA aurait mené l’attaque à l’aide d’un drone, mais l’agence a refusé de commenter ces allégations. Le Pentagone a renvoyé les questions à la Maison Blanche, qui n’a pas encore répondu aux demandes de commentaires.
Le Commandement des opérations spéciales des États-Unis a démenti toute implication directe dans cette opération, précisant qu’il n’a fourni aucun soutien, y compris en matière de renseignement. Cependant, l’administration Trump accuse le président vénézuélien Nicolás Maduro de trafic de drogue et de collusion avec des organisations terroristes, des accusations que Maduro nie fermement.
Cette action s’inscrit dans une campagne plus large menée par l’armée américaine depuis septembre, qui a ciblé plus de deux douzaines de bateaux soupçonnés de transporter de la drogue. Ces opérations ont entraîné la mort d’au moins 107 personnes. Une nouvelle frappe, la 30e en date, a eu lieu lundi dans le Pacifique Est, tuant deux individus à bord, selon le Commandement Sud des États-Unis.
Par ailleurs, les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région et ont récemment saisi deux pétroliers sanctionnés au large des côtes vénézuéliennes. Ces mesures témoignent de la détermination de l’administration Trump à intensifier la pression sur le gouvernement Maduro.
