Une opération militaire américaine au Venezuela a conduit à la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse, déclenchant une vague de réactions internationales vives et contrastées. L’intervention, confirmée samedi par le président Trump, a été saluée par certains comme une libération pour le pays sud-américain, tandis que d’autres ont dénoncé une violation flagrante du droit international.
La Chine a immédiatement exigé la libération de Maduro, qualifiant l’opération de « violation flagrante du droit international » et appelant les États-Unis à garantir la sécurité du couple présidentiel. Un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères stipule : « Nous appelons les États-Unis à assurer la sécurité personnelle du président Nicolas Maduro et de son épouse, à les libérer immédiatement et à cesser de renverser le gouvernement du Venezuela. »
La Russie et l’Iran ont également condamné fermement l’action américaine. Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé un « acte d’agression armée » et a mis en garde contre une nouvelle escalade, appelant à une résolution de la crise par le dialogue. L’Iran a qualifié l’intervention d’une « violation flagrante de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale » du Venezuela.
En Amérique latine, les réactions sont tout aussi partagées. La Colombie, qui partage une frontière avec le Venezuela, a appelé à une désescalade urgente et a annoncé la mise en place de mesures pour protéger sa population et répondre à d’éventuels besoins humanitaires ou migratoires. Le président cubain Miguel Díaz-Canel a dénoncé une « attaque criminelle américaine » et a appelé à une réaction internationale urgente. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a qualifié l’opération de « grave affront » à la souveraineté vénézuélienne, estimant qu’elle « franchit une ligne inacceptable » et menace la stabilité régionale.
Plusieurs pays européens ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de leurs citoyens au Venezuela et ont appelé à la retenue. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré que le départ de Maduro était « une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens », tout en soulignant que la méthode utilisée violait les principes du droit international. « Nous appelons à une transition pacifique et démocratique du pouvoir au Venezuela », a-t-il ajouté.
L’Union européenne, par la voix de Kaja Kallas, a déclaré surveiller de près la situation et a rappelé que Maduro manquait de légitimité. L’Espagne a offert son aide à la médiation pour parvenir à une solution pacifique et négociée. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a souligné que le Royaume-Uni n’était impliqué d’aucune façon dans l’opération et a appelé à établir les faits.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, quant à lui, félicité Donald Trump pour son « leadership audacieux et historique en faveur de la liberté et de la justice », saluant sa « détermination et l’action brillante de ses courageux soldats ».
L’Allemagne a exprimé une position nuancée, soulignant que la qualification juridique de l’intervention américaine était « complexe » et qu’il était important d’assurer « une transition ordonnée vers un gouvernement légitimé par des élections ». Le chancelier allemand Friedrich Merz a rappelé que l’Allemagne ne reconnaissait pas la présidence de Maduro depuis les dernières élections.
