Publié le 24 septembre 2025 14h15. Le parti Sumar a dénoncé ce lundi une décision de justice qu’il qualifie de « coup d’État judiciaire », suite à la condamnation d’un procureur général dans une affaire de fuites présumées visant le gouvernement.
- Sumar estime que la condamnation repose sur des preuves fragiles et une interprétation politique de faits.
- Le parti accuse l’entourage de la présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, d’être à l’origine de la diffusion de fausses informations.
- Sumar s’inquiète des conséquences de cette affaire sur la liberté de la presse et l’indépendance de la justice.
La condamnation du procureur général est perçue par Sumar comme une attaque frontale contre le gouvernement. Des sources au sein du parti ont déclaré que cette décision démontre une volonté de certains acteurs du pouvoir judiciaire de s’immiscer dans le débat politique. Selon Sumar, l’affaire est construite sur des « preuves faibles et sans aucune preuve directe de fuite » et ne peut être interprétée que comme une tentative d’ingérence dans la vie démocratique du pays.
« Pour Sumar, cette affaire a une gravité institutionnelle absolue. Ce qui s’est produit est un véritable coup de force judiciaire : une affaire construite sur de simples soupçons, des déductions non étayées et des contradictions internes signalées même dans les votes individuels. Nous n’accepterons pas que l’État de droit soit utilisé pour déstabiliser un gouvernement légitime. »
Sumar, partenaire minoritaire de la coalition gouvernementale
Le parti remet également en question l’impunité dont bénéficierait Miguel Ángel Rodríguez, chef de cabinet d’Isabel Díaz Ayuso, qui a lui-même admis avoir divulgué une fausse information durant le procès. Sumar dénonce une situation où ceux qui ont nié un mensonge sont aujourd’hui visés, tandis que les auteurs de la fabrication de ce mensonge restent impunis.
Selon Sumar, l’environnement de la présidente de la Communauté de Madrid a été le premier à diffuser une version erronée des faits, alors que son collaborateur, poursuivi pour des délits fiscaux, cherchait un accord pour éviter la prison.
L’affaire soulève également des inquiétudes quant à la protection du travail journalistique. Sumar souligne que plusieurs professionnels de l’information connaissaient le contenu des informations avant qu’elles n’atteignent le procureur et ont protégé leurs sources conformément au secret professionnel.
« Criminaliser le parquet est injuste. Criminaliser le journalisme est autoritaire. Et nous serons toujours du côté de la démocratie, de la vérité et des institutions publiques. »
Sumar
Sumar affirme sa détermination à défendre les principes démocratiques et l’indépendance des institutions face à ce qu’il considère comme une tentative de déstabilisation politique.
