Home NouvellesProcès du procureur général de l’État, Álvaro García Ortiz, en direct | Les journalistes séparent le procureur général de la fuite du courrier électronique de González Amador | Espagne

Procès du procureur général de l’État, Álvaro García Ortiz, en direct | Les journalistes séparent le procureur général de la fuite du courrier électronique de González Amador | Espagne

by Nicolas Lefèvre

Publié le 2024-02-27 10:35:00. L’Association libre de la profession juridique attaque l’Illustre Barreau de Madrid (ICAM) pour son rôle d’accusation dans le procès impliquant le procureur général de l’État, Álvaro García Ortiz, dénonçant un manque de neutralité et un alignement sur la défense d’Alberto González Amador.

  • L’Association libre de la profession juridique accuse l’ICAM et son doyen, Eugenio Ribón, de partialité dans le procès du procureur général.
  • Elle critique la rapidité avec laquelle l’ICAM s’est constituée partie accusatrice et le « déploiement sans précédent » d’actions contre Álvaro García Ortiz.
  • L’association dénonce également des affirmations de l’ICAM qu’elle juge exagérées et non fondées, notamment concernant une prétendue atteinte à la réputation d’Alberto González Amador et une contamination du parquet.

L’Association libre de la profession juridique a publié ce mardi une lettre ouverte dénonçant ce qu’elle considère comme un manque de neutralité de l’Illustre Barreau de Madrid (ICAM) et de son doyen, Eugenio Ribón, dans le cadre du procès opposant le procureur général de l’État, Álvaro García Ortiz, à l’ICAM. L’association reproche à l’ICAM de s’être constituée partie accusatrice dans cette affaire, une posture qu’elle juge inacceptable.

Selon l’Association, Eugenio Ribón a agi avec une « rapidité inhabituelle » en se présentant comme accusateur, lançant une offensive contre García Ortiz d’une ampleur sans précédent. Elle souligne que l’ICAM s’est positionnée d’une manière « juridiquement inutile », en adoptant les arguments de la défense d’Alberto González Amador, compagnon d’Isabel Díaz Ayuso.

L’association critique particulièrement le fait que Ribón ait « exagéré » en prétendant parler au nom de l’ensemble de la société et en formulant des accusations qui ne relèvent pas de ses compétences. Elle cite notamment l’affirmation selon laquelle González Amador aurait subi une « atteinte à sa réputation de nature sociale et économique », ou encore l’allégation selon laquelle le parquet serait « sans aucun doute contaminé ». L’Association estime que l’ICAM s’est ainsi « associée » à la stratégie de défense de González Amador, qui vise à obtenir l’annulation de la procédure pour fraude fiscale qui le concerne.

L’ICAM a également été critiquée pour avoir suggéré l’existence d’un « lien avec Moncloa », impliquant ainsi une possible ingérence de la présidence du gouvernement dans l’affaire. De plus, l’Association relève un contraste frappant entre la réaction de l’ICAM face à la fuite d’un courriel du 2 février – qui a motivé sa constitution de partie accusatrice – et son silence assourdissant concernant la fuite d’un autre courriel, daté du 12 février, diffusé par Miguel Ángel Rodríguez dans le but de diffuser une fausse information sur une éventuelle négociation de plaidoyer dans l’affaire de fraude fiscale de González Amador.

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