Publié le 6 janvier 2024 à 12h15. Des chercheurs suisses et australiens ont mis au point des méthodes innovantes pour extraire l’or des déchets électroniques, promettant une alternative plus propre et plus efficace aux techniques traditionnelles d’extraction minière.
- Des scientifiques de l’ETH Zurich ont développé un procédé permettant de récupérer de l’or à 22 carats des composants électroniques usagés.
- Une équipe de l’Université de Flinders en Australie a mis au point une méthode utilisant de l’acide trichloroisocyanurique (TCCA) à la place du cyanure, réduisant considérablement l’impact environnemental.
- Ces avancées pourraient stimuler la création d’emplois et favoriser une économie circulaire dans le secteur des déchets électroniques.
L’extraction de l’or, traditionnellement associée à des coûts élevés et à une pollution importante, pourrait connaître une révolution grâce à des innovations récentes en matière de recyclage. Des équipes de recherche en Suisse et en Australie ont dévoilé des procédés prometteurs pour récupérer le métal précieux des déchets électroniques, ouvrant la voie à une approche plus durable et respectueuse de l’environnement.
À l’ETH Zurich, une équipe de scientifiques a réussi à extraire de l’or à 22 carats des déchets électroniques courants. Cette avancée, fruit de recherches menées par une équipe interdisciplinaire de l’université publique fondée en 1854, marque une étape significative dans le domaine du recyclage technologique. Le procédé permet de récupérer le métal précieux sans causer de dommages à l’environnement, suscitant un vif intérêt dans les secteurs industriels et environnementaux.
Parallèlement, des chercheurs de l’Université de Flinders en Australie ont développé une méthode alternative pour obtenir de l’or de très haute pureté à partir de composants mis au rebut. L’innovation réside dans l’utilisation d’acide trichloroisocyanurique (TCCA), une substance couramment employée pour la purification et la désinfection de l’eau, en remplacement du cyanure, un produit chimique hautement toxique traditionnellement utilisé dans l’exploitation minière et le recyclage des métaux. Une découverte archéologique récente en Colombie illustre l’attrait historique et économique de ce métal précieux.
Les données préliminaires présentées par les scientifiques australiens indiquent que l’or récupéré atteint des niveaux de pureté supérieurs à 99 %, un résultat comparable, voire supérieur, à ceux obtenus par les procédés de raffinage industriels classiques. Cette performance est rendue possible grâce à l’utilisation d’un polymère de soufre capable de se lier sélectivement à l’or dissous. Après un traitement chimique contrôlé, le métal précieux est libéré sous forme pure, et le polymère peut être réutilisé, ce qui en fait une option durable et économique.
Ces avancées ne se limitent pas à un simple gain technologique. Elles ouvrent la voie à un changement de paradigme dans le secteur minier, en réduisant les risques environnementaux et sanitaires liés à l’utilisation du cyanure. Elles pourraient également stimuler la création d’emplois dans des domaines tels que la gestion des déchets technologiques, le génie chimique et la durabilité industrielle, et contribuer à l’essor d’une économie circulaire.
Bien que ces découvertes soient encore au stade de la recherche, elles projettent un avenir où l’extraction de l’or deviendra plus propre, plus efficace et plus respectueuse de l’environnement, avec des avantages économiques et écologiques considérables.
