Publié le 8 décembre 2025 à 16h20. Des avancées scientifiques prometteuses en Suisse et en Australie ouvrent la voie à une extraction de l’or plus écologique et efficace à partir de déchets électroniques, transformant potentiellement le secteur minier et le recyclage.
- Des chercheurs suisses ont mis au point une méthode innovante pour récupérer de l’or 22 carats à partir de composants électroniques usagés, sans impact environnemental négatif.
- Une équipe australienne a développé un procédé alternatif qui remplace l’utilisation du cyanure, un produit chimique toxique, par un polymère de soufre pour extraire l’or avec une pureté supérieure à 99 %.
- Ces découvertes pourraient stimuler la création d’emplois dans le secteur du recyclage et de la gestion des déchets technologiques, tout en favorisant une économie circulaire.
Le recyclage de l’or contenu dans les déchets électroniques, une source précieuse mais souvent polluante, connaît une révolution grâce à des innovations récentes. L’extraction traditionnelle de l’or, notamment par l’utilisation de cyanure, pose des problèmes environnementaux et sanitaires majeurs. Des équipes de recherche en Suisse et en Australie ont désormais mis au point des méthodes alternatives prometteuses, ouvrant la voie à une exploitation plus durable de cette ressource.
L’université publique ETH Zurich, fondée en 1854, a annoncé la découverte d’un procédé permettant de récupérer de l’or 22 carats à partir de composants électroniques mis au rebut. Cette avancée, qui a suscité un vif intérêt dans le domaine du recyclage, permet d’extraire le métal précieux sans nuire à l’environnement. Parallèlement, des chercheurs de l’Université Flinders en Australie ont développé une technique qui utilise un polymère de soufre pour se lier sélectivement à l’or dissous. Après un traitement thermique ou chimique contrôlé, l’or est libéré sous forme pure, et le polymère peut être réutilisé, offrant ainsi une solution économique et respectueuse de l’environnement.
Le procédé australien se distingue par son approche innovante qui remplace le cyanure par de l’acide trichloroisocyanurique (TCCA), une substance couramment utilisée pour la désinfection de l’eau. Les premiers résultats publiés par les chercheurs révèlent que le matériau obtenu affiche une pureté dépassant les 99 %, un niveau difficile à atteindre avec les méthodes de raffinage traditionnelles. Cette haute pureté ouvre des perspectives intéressantes pour diverses applications industrielles.
Ces avancées ne se limitent pas à l’amélioration des techniques de recyclage. Elles pourraient également entraîner un changement de paradigme dans le secteur minier, en réduisant les risques environnementaux et sanitaires liés à l’utilisation de produits chimiques toxiques. L’innovation pourrait créer de nouvelles opportunités d’emploi dans des domaines tels que la gestion des déchets technologiques, le génie chimique et la durabilité industrielle. On estime que ces nouvelles méthodes pourraient stimuler l’économie circulaire en favorisant la récupération et la réutilisation des matériaux précieux contenus dans les déchets électroniques.
Bien que ces découvertes soient encore au stade de la recherche, elles projettent déjà un avenir où l’extraction de l’or deviendra plus propre, plus efficace et plus durable, avec des avantages significatifs tant sur le plan économique qu’environnemental.
