Publié le 2025-12-13 15:37:00. Une comète interstellaire, la 3I/ATLAS, actuellement en approche du Soleil, a opéré une transformation spectaculaire, passant d’une couleur rougeâtre à un vert profond, un phénomène fascinant qui intrigue les astronomes et révèle des détails sur sa composition.
- La comète 3I/ATLAS, troisième objet interstellaire identifié à ce jour, se rapproche du Soleil et change de couleur.
- Ce changement de teinte est dû à la libération de carbone diatomique (C2) excité par le rayonnement solaire.
- Les scientifiques surveillent attentivement son comportement à l’approche de la Terre, son point le plus proche étant prévu le 19 décembre.
Les télescopes les plus puissants du monde ont capté un changement notable dans l’apparence de la comète interstellaire 3I/ATLAS. L’objet, détecté fin juin et se déplaçant à une vitesse impressionnante d’environ 210 000 kilomètres par heure, a abandonné sa couleur rougeâtre initiale pour afficher une teinte vert foncé saisissante. Cette transformation n’est pas le fruit d’une activité extraterrestre, mais bien une conséquence directe de processus chimiques se déroulant au sein de la comète.
Selon les chercheurs de la National Science Foundation (NSF) exploitant le Télescope Gemini Nord, cette lueur verte est due à la présence de carbone diatomique (C2), une molécule composée de deux atomes de carbone. Lorsque cette molécule est libérée et exposée à la lumière du Soleil, elle émet une couleur caractéristique. Ce phénomène révèle que la composition de la comète réagit activement à la chaleur de notre étoile.
La comète interstellaire 3I/ATLAS au-dessus du désert noir égyptien Photo:Instagram @osama.fathi.nsw
Ce changement chromatique est un phénomène courant chez les comètes, y compris celles de notre propre système solaire. Des exemples récents incluent la comète 12P/Pons-Brooks, surnommée « Mère des Dragons », et la comète C/2025 F2 (SWAN). Cependant, 3I/ATLAS occupe une place particulière dans l’histoire de l’astronomie moderne, car il s’agit du troisième objet interstellaire identifié après 1I/’Oumuamua et 2I/Borisov.
Les représentants du NOIRLab de la NSF soulignent que l’évolution de la comète est loin d’être terminée.
« Ce qui reste inconnu, c’est comment la comète se comportera lorsqu’elle quittera le voisinage du Soleil et se refroidira. »
Représentants du NOIRLab
De nombreuses comètes réagissent tardivement à la chaleur du Soleil, et un retard peut déclencher l’évaporation de nouveaux produits chimiques ou même une explosion cométaire.
La transition du rouge au vert témoigne du réchauffement du noyau de la comète et de la libération de nouvelles molécules dans l’espace, offrant ainsi de précieux indices sur sa structure interne. Le 19 décembre, la comète atteindra son point le plus proche de la Terre, à une distance de sécurité de 270 millions de kilomètres. Les scientifiques restent néanmoins vigilants, car le comportement de cet objet interstellaire pourrait encore réserver des surprises.
Cette image montre le halo de gaz et de poussière, ou coma, entourant la comète 3I/ATLAS. Photo:NASA/Goddard/LASP/CU Boulder
Bien que des théories virales aient suggéré qu’il pourrait s’agir d’une technologie extraterrestre, la grande majorité des agences spatiales et des astronomes s’accordent à dire qu’il s’agit d’une comète typique, bien que présentant des caractéristiques intrigantes, telles que de grands jets de gaz face au Soleil et des signes d’irradiation prolongée dans l’espace lointain. L’étude approfondie de 3I/ATLAS pourrait révéler des détails inédits sur les frontières de notre galaxie et sur la formation des systèmes stellaires les plus anciens de la Voie lactée.
*Article développé avec le soutien de l’IA et révisé par un journaliste.
