Publié le 25 octobre 2025 à 17h25. La commune de Guerlédan, en Côtes-d’Armor, se trouve confrontée à une situation inédite : les assureurs ont refusé de renouveler ses contrats, obligeant la mairie à rechercher une solution alternative pour garantir la couverture de ses biens et de sa responsabilité civile.
- Les appels d’offres lancés par la mairie pour la période 2026-2029 sont restés sans réponse pour les deux lots les plus importants : la projection des bâtiments et la responsabilité civile.
- Un cabinet spécialisé va désormais négocier directement avec les compagnies d’assurance, en recourant à la procédure du « gré à gré ».
- Cette situation souligne les difficultés croissantes rencontrées par les communes pour s’assurer, en particulier dans un contexte de sinistres climatiques de plus en plus fréquents.
Lors du conseil municipal de Guerlédan, près de Loudéac, le jeudi 23 octobre, les élus ont fait état d’une « déconvenue » inattendue. Il y a quelques semaines, ils ont découvert que les assureurs décidaient de ne plus proposer de contrats à la commune. Si une solution est envisagée pour les prochains mois, cette situation a pris les élus par surprise.
La législation impose aux mairies de lancer des appels d’offres pour leurs assurances. Cette fois-ci, le marché pour la période 2026-2029 n’a attiré aucun professionnel du secteur. « Deux lots sont infructueux. C’est-à-dire qu’aucun assureur n’a souhaité prendre le marché », explique Éric Le Boudec, maire de Guerlédan.
« Et en plus, cela concerne les deux lots les plus importants, la projection des bâtiments (dommages aux biens) et notre responsabilité civile. »
Éric Le Boudec, maire de Guerlédan
Les deux autres lots, concernant l’assurance des véhicules et la protection juridique, ont trouvé preneur, mais « ce sont de petites sommes par rapport aux deux autres marchés ».
« Franchement, on ne s’y attendait pas », reconnaît Éric Le Boudec. Mickaël Dabet, maire délégué de Saint-Guen, ajoute : « On s’attendait à avoir des cotisations mensuelles ou des franchises plus importantes, mais pas à ce que personne ne se manifeste. »
Cet étonnement s’explique par le « faible taux de sinistres » constaté sur la commune. « Comparé à des communes vraiment exposées aux tempêtes, aux inondations, aux dégradations… Ici ce n’est pas notre cas… »
Toutefois, la situation ne suscite pas d’inquiétude immédiate. Un cabinet qui travaille avec la mairie va désormais adopter une autre approche. Après l’échec de l’appel d’offres, la procédure du « gré à gré » sera mise en œuvre.
« C’est-à-dire qu’ils vont aller eux-mêmes directement discuter avec les assurances, pour négocier et voir ce qu’elles peuvent nous proposer. »
Éric Le Boudec, maire de Guerlédan
Le maire de Guerlédan tient à rassurer : « Le cabinet n’est pas inquiet, on aura une assurance. Le marché actuel va jusqu’au 31 décembre 2025. Et après on a un délai de six mois. » Il souligne cependant que « cette situation montre bien la problématique que les assurances représentent pour les communes. Certaines municipalités sont très inquiètes pour l’avenir. »
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