Publié le 2 novembre 2025 à 00h17. Des problèmes de pneus inattendus ont perturbé les essais libres de la NASCAR Cup Series sur le circuit de Phoenix Raceway, forçant les équipes à revoir leurs réglages en vue de la course.
- Plusieurs pilotes, dont Chase Briscoe, ont subi des crevaisons lors de la séance d’entraînement.
- Les équipes cherchent à trouver un équilibre entre performance aérodynamique et protection des pneus.
- La configuration spécifique du circuit de Phoenix, avec ses virages asymétriques, complique la tâche.
Les essais libres de ce vendredi à Phoenix Raceway ont été marqués par une série de crevaisons de pneus, semant l’incertitude dans le paddock de la NASCAR Cup Series. Le premier incident est survenu quelques minutes seulement après le début de la séance, lorsque Chase Briscoe a signalé un problème avec son pneu arrière gauche. D’autres pilotes ont rapidement rencontré des difficultés similaires, laissant les équipes perplexes face à cette vague de défaillances.
Selon les premières analyses, ces crevaisons ne seraient pas le fruit du hasard, mais plutôt la conséquence d’une recherche de performance maximale. Les équipes, poussées par la compétition, ont tendance à solliciter au maximum les réglages de leurs voitures, notamment en ajustant la pression des pneus et l’angle de carrossage. Elles explorent même des solutions innovantes, comme le mélange de différents composés de plaquettes de frein, afin de gagner un avantage compétitif. Des stratégies pour contourner les règles en utilisant les plaquettes de frein ont été mises en lumière récemment.
Le circuit de Phoenix Raceway présente une particularité qui rend les réglages particulièrement délicats : son tracé asymétrique. Les virages 1 et 3 ne sont pas identiques, ce qui oblige les équipes à trouver un compromis entre l’adhérence nécessaire pour négocier le premier virage et la vitesse recherchée dans le troisième. Cette complexité ajoute une couche supplémentaire de difficulté à la gestion des pneus.
Les voitures de la NASCAR Cup Series sont équipées d’amortisseurs spécifiques, conçus pour limiter les mouvements de la suspension et éviter que le soubassement ne touche le sol. Cependant, lorsque la voiture heurte ces limites, la charge est entièrement transférée sur les pneus Goodyear, les soumettant à une pression considérable. Les équipes cherchent à abaisser au maximum la hauteur de caisse pour optimiser l’aérodynamisme et maximiser l’effet de sol généré par le diffuseur, mais cette approche augmente le risque de contact avec le sol et donc la sollicitation des pneus.
En outre, les équipes préfèrent généralement démarrer les séances d’essais et, potentiellement, la course avec une pression de pneus aussi basse que possible. L’idée est que la pression augmentera naturellement avec la température, ce qui permettra de protéger le composé sans compromettre les performances. Cependant, cette stratégie peut s’avérer risquée si la pression devient trop basse et que le pneu se déforme excessivement.
La combinaison de tous ces facteurs – réglages agressifs, circuit exigeant, amortisseurs spécifiques et gestion de la pression des pneus – a créé une situation propice aux crevaisons. Les équipes ont rapidement réagi en apportant des modifications à leurs réglages, notamment en augmentant la pression des pneus ou en ajustant l’angle de carrossage, afin de permettre à leurs pilotes de reprendre les essais et de collecter des données précieuses pour la course. Il s’agit désormais de trouver le juste équilibre entre performance et fiabilité, car les conséquences d’une nouvelle crevaison en course pourraient être désastreuses.
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