Trump réactive le blocus des ports iraniens et taxe à 20 % le détroit d’Ormuz
Le président Donald Trump a annoncé lundi le rétablissement du blocus des ports iraniens dans le secteur du détroit d’Ormuz.

Escalade militaire et frappes aériennes
Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a communiqué avoir lancé, peu après minuit heure de Téhéran, une troisième nuit consécutive de frappes. Donald Trump a prévenu qu’il comptait « frapper fort » ce soir et demain. Selon Centcom, ces opérations visent des capacités de missiles et de drones, des radars côtiers, des systèmes de défense aérienne ainsi que de petites embarcations.
Le dimanche précédent, les États-Unis ont utilisé pour la première fois en combat des drones marins d’attaque unidirectionnels contre le port de Bandar Abbas. L’agence de presse Irna a rapporté quatre nouvelles explosions près de cette ville portuaire située sur le détroit d’Ormuz lundi soir.
Contrôle du détroit et mesures financières
Via sa plateforme Truth Social, Donald Trump a déclaré que les États-Unis deviendraient les « gardiens du détroit d’Ormuz ». L’armée américaine a précisé que le blocus — visant uniquement les navires ou clients de l’Iran — entrerait en vigueur le mardi à 20h00 GMT (16h heure de l’Est).
Le président américain a également exprimé son intention d’imposer une taxe de 20 % sur la valeur des marchandises transitant par le détroit, malgré le droit international garantissant la liberté de navigation. Cette annonce a suscité l’ironie du chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. Ce dernier a affirmé que l’Iran « a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours », ajoutant que si celui qui assure la sécurité des navires doit être rémunéré, le taux de 20 % est « évidemment trop » et que Téhéran serait « équitable ».
Un protocole d’accord « en crise »
Le conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines, avait connu un cessez-le-feu début avril, officialisé le 17 juin par un protocole d’accord. Ce texte prévoyait la réouverture du détroit, bien que Téhéran n’ait autorisé qu’un seul couloir de navigation le long de ses côtes.

Cependant, suite à des attaques contre des navires mardi dernier, Donald Trump a déclaré que le cessez-le-feu était « terminé ». Esmaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne, a admis que le protocole d’accord est « en crise », tout en soutenant que l’Iran n’a jamais été le premier à violer ses engagements. Des consultations avec Oman, le Pakistan et le Qatar se poursuivent pour tenter de prévenir une escalade.
Impacts économiques et réactions internationales
La reprise des hostilités a provoqué une réaction immédiate sur les marchés pétroliers. Le lundi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a bondi de 9,59 %, clôturant à 83,30 dollars. Les Gardiens de la Révolution accusent Washington de mettre en péril l’approvisionnement mondial en pétrole, rappelant que le détroit d’Ormuz laisse transiter un cinquième du brut mondial avant la guerre.
Face à cette situation, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa « profonde inquiétude ». De son côté, Donald Trump a annoncé qu’il s’adresserait à la Nation lors d’une allocution solennelle jeudi soir à 21 heures (heure de la côte Est), bien que les sujets précis de son discours n’aient pas été révélés.
| Élément | Détail vérifié |
|---|---|
| Taxe annoncée | 20 % de la valeur des cargaisons |
| Entrée en vigueur blocus | Mardi 20h00 GMT |
| Prix du Brent (lundi) | 83,30 dollars (+9,59 %) |
| Date début conflit | 28 février |
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