Publié le 11 décembre 2025 à 23h49. L’introduction d’un test d’orientation unique pour les élèves de CM2, destiné à guider leur choix d’établissement secondaire, est reportée à 2028 au plus tôt, en raison de la complexité de la mise en œuvre et des critiques persistantes concernant les tests actuels.
- Le secrétaire d’État à l’Éducation, Mariëlle Paul, estime qu’un test d’orientation centralisé ne pourra pas être mis en place pour l’année scolaire 2028-2029.
- Les six tests d’orientation actuellement utilisés sont critiqués pour les disparités qu’ils engendrent entre les élèves et les établissements scolaires.
- Le gouvernement souhaite attendre des rapports supplémentaires et modifier la législation avant de procéder à l’introduction d’un nouveau test.
Les tests d’orientation, qui ont remplacé l’ancien examen Cito en 2023-2024, visent à fournir une recommandation indépendante en complément des conseils des enseignants. Ils sont censés aider à déterminer le niveau d’études le plus approprié pour chaque élève, par exemple en orientant vers l’enseignement général ou technique.
Cependant, le système actuel est loin de faire l’unanimité. De nombreux acteurs du monde de l’éducation et plusieurs partis politiques à la Chambre des représentants plaident pour une simplification du processus, estimant que la diversité des tests crée des inégalités et se concentre trop sur les compétences linguistiques et mathématiques. Certains tests sont perçus comme étant plus faciles que d’autres, ce qui conduit à des recommandations plus favorables et suscite des controverses.
Lors d’un débat parlementaire, Mariëlle Paul a souligné la nécessité d’une approche prudente et réfléchie.
« Nous devons faire les choses bien et avec prudence, cela prend du temps. Nous ne voulons pas d’une politique hésitante. »
Mariëlle Paul, secrétaire d’État à l’Éducation
Elle a également indiqué qu’il faudrait modifier la loi et évaluer la nécessité d’introduire d’autres formes d’orientation, comme un bilan global des aptitudes de l’élève.
Le député D66, Rob Roodenburg, qui milite depuis longtemps pour un test d’orientation unique, espère une mise en œuvre dès l’année scolaire 2027-2028. Cependant, il reste à déterminer si cela sera possible, notamment en raison des contrats en cours avec les différents fournisseurs de tests, qui s’étendent sur quatre ans.
La question de l’introduction d’un test d’orientation unique est donc complexe et nécessite une concertation approfondie entre les différents acteurs concernés. Le gouvernement s’engage à prendre en compte les avis des écoles et à mener une évaluation rigoureuse avant de prendre une décision finale.
