Publié le 15 novembre 2023 14:35:00. L’Éthiopie a confirmé son premier cas de virus de Marburg, une fièvre hémorragique virale potentiellement mortelle, après l’identification de neuf infections dont plusieurs parmi le personnel soignant. Les autorités sanitaires et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se mobilisent pour contenir l’épidémie et prévenir sa propagation.
- L’Éthiopie a confirmé la première épidémie de virus de Marburg du pays.
- Neuf cas ont été identifiés, dont des professionnels de santé, dans la région sud du pays.
- L’OMS a déployé du matériel médical et des équipes de soutien pour aider à la gestion de la crise.
La confirmation de ces premiers cas intervient après l’envoi d’échantillons pour analyse en raison de suspicions de fièvre hémorragique virale. L’OMS a indiqué que la souche du virus identifiée est la même que celle observée lors d’épidémies antérieures en Afrique. Les autorités éthiopiennes ont immédiatement mis en place des mesures pour limiter la propagation du virus.
Le virus de Marburg se transmet généralement à l’homme par contact avec des chauves-souris frugivores vivant dans des grottes, ou par le biais de matériaux contaminés. Un épisode précédent au Rwanda avait notamment mis en cause l’exploitation minière souterraine comme source de contamination. Une fois chez l’homme, la transmission s’effectue par contact direct avec les fluides corporels ou des surfaces contaminées.
Symptômes et dangers
Les premiers symptômes du virus de Marburg comprennent une forte fièvre, des maux de tête sévères et des douleurs musculaires. Dans la majorité des cas, des saignements abondants se manifestent dans les sept jours suivant l’apparition des premiers symptômes. La maladie est considérée comme grave et peut être fatale.
Pas de traitement spécifique pour l’instant
À ce jour, aucun traitement spécifique n’a été approuvé pour lutter contre le virus de Marburg. Cependant, des antiviraux comme le remdesivir ont été utilisés en situation d’urgence, notamment lors de l’épidémie au Rwanda. L’OMS a envoyé en Éthiopie des fournitures médicales essentielles, des tentes d’isolement et des équipements de protection individuelle pour le personnel soignant. Un traitement de soutien, axé sur la réhydratation, peut améliorer les chances de survie des patients.
L’OMS et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont salué la réactivité des autorités éthiopiennes dans la reconnaissance du virus et la mise en œuvre de mesures de confinement. Des efforts sont également déployés pour prévenir toute contamination dans les zones frontalières.
Une coordination étroite est en place entre les autorités éthiopiennes et sud-soudanaises pour prévenir la transmission transfrontalière du virus. Cependant, les infrastructures sanitaires limitées dans les deux pays, et en particulier la guerre civile qui déstabilise le Soudan du Sud depuis sept ans, compliquent considérablement la situation.
« Le taux de mortalité dû à la maladie à virus de Marburg est d’environ 50 % en moyenne. Toutefois, lors des épidémies passées, ce taux a varié entre 24 % et 88 %. »
Organisation mondiale de la santé (OMS)
Source : Journal Oxygène
