Publié le 14 novembre 2025. L’Éthiopie fait face à sa première épidémie de virus de Marburg, une fièvre hémorragique rare et potentiellement mortelle, dans la région d’Omo, à la frontière avec le Soudan du Sud, dont le système de santé est déjà fragilisé par les conflits.
- Neuf cas de la maladie ont été confirmés dans la région d’Omo, déclenchant une réponse rapide des autorités sanitaires éthiopiennes.
- L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) salue la transparence et la réactivité du gouvernement éthiopien face à cette épidémie.
- Le virus de Marburg, apparenté au virus Ebola, se transmet par contact avec les fluides corporels et ne dispose actuellement ni de traitement ni de vaccin spécifique.
L’annonce de cette épidémie intervient après que les autorités sanitaires éthiopiennes aient signalé des cas suspects de fièvre hémorragique virale. L’OMS a immédiatement apporté son soutien à l’Éthiopie pour contenir la propagation du virus et soigner les personnes infectées. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné l’importance de la réponse rapide du pays, affirmant que celle-ci démontre son engagement à maîtriser rapidement l’épidémie.
« Cette action rapide démontre le sérieux de l’engagement du pays à maîtriser rapidement l’épidémie. »
Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS
Le virus de Marburg appartient à la famille des filovirus, la même que celle du virus Ebola, et est considéré comme plus virulent. Il se propage par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée, ou avec des objets contaminés, tels que des vêtements ou du linge de lit. Les symptômes incluent de la fièvre, des éruptions cutanées et des saignements sévères. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains le décrivent comme une fièvre hémorragique « rare mais grave ».
Les autorités éthiopiennes ont mis en place des mesures de dépistage à l’échelle communautaire et des campagnes de sensibilisation pour informer la population. Les personnes infectées ont été isolées et reçoivent des soins de soutien, qui consistent principalement en repos et hydratation, car aucun traitement spécifique n’existe à ce jour. Un travail d’identification des contacts potentiels des cas confirmés est également en cours.
La situation est d’autant plus préoccupante que le Soudan du Sud, pays voisin, est confronté à une crise humanitaire et dispose d’un système de santé particulièrement fragile, comme l’a souligné Jean Kaseya, directeur du CDC Afrique. Aucun autre pays africain n’a signalé de cas de virus de Marburg ces dernières semaines.
Le ministère éthiopien de la Santé a appelé la population à ne pas céder à la panique, à suivre les instructions des autorités sanitaires et à consulter un médecin en cas de symptômes. L’OMS a réaffirmé son engagement à soutenir l’Éthiopie dans sa lutte contre cette épidémie et à prévenir toute propagation transfrontalière du virus.
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