Publié le 4 décembre 2025 à 20h42. Des négociations secrètes auraient été menées entre l’administration Trump et le président vénézuélien Nicolás Maduro, ce dernier proposant un accord incluant sa démission en échange de garanties financières et d’une amnistie pour son entourage, au moment où les tensions entre les deux pays s’intensifiaient.
- Des sources révèlent que Nicolás Maduro a demandé la garantie de 200 millions de dollars de ses avoirs personnels, ainsi qu’une amnistie pour une centaine de responsables de son régime.
- Donald Trump aurait suggéré à Maduro de s’exiler en Chine ou en Russie, mais le dirigeant vénézuélien aurait exprimé sa préférence pour un pays ami situé dans l’hémisphère occidental, comme Cuba.
- L’appel téléphonique entre Trump et Maduro, décrit comme “cordial” par Maduro lui-même, a porté sur la question d’un gouvernement de transition et les conditions d’un éventuel départ du pouvoir.
Selon des informations obtenues par le quotidien britannique The Telegraph, des contacts directs ont été établis entre Washington et Caracas dans un contexte de menaces américaines croissantes à l’égard du Venezuela. L’objectif serait de trouver une issue à la crise politique et économique qui frappe le pays sud-américain, tout en évitant une intervention militaire.
Maduro aurait proposé de quitter le pouvoir en échange de plusieurs concessions. Outre la sauvegarde de 200 millions de dollars (provenant potentiellement de fonds déjà bloqués par les autorités américaines), il aurait exigé une amnistie générale pour une centaine de ses collaborateurs les plus proches. Cette dernière demande aurait suscité des réticences du côté américain, soucieux de démanteler le réseau criminel connu sous le nom de “Cartel des Soleils”, accusé de contrôler une partie importante du trafic de drogue au Venezuela.
L’appel téléphonique entre les deux dirigeants, qui a duré environ 15 minutes, a également été marqué par des divergences sur la mise en place d’un gouvernement de transition. Selon The Telegraph, Maduro souhaiterait que ses principaux alliés restent aux commandes pendant cette période, une proposition que les États-Unis rejettent fermement.
Donald Trump aurait proposé à Maduro de s’exiler en Chine ou en Russie, mais le président vénézuélien aurait insisté sur son désir de rester dans la région, en particulier à Cuba. Le Qatar a également été évoqué comme une destination possible pour un exil.
Dans ses premières déclarations publiques sur cet appel, Nicolás Maduro a qualifié les échanges avec Donald Trump de “respectueux” et même de “cordiaux”. Il a exprimé son ouverture à un dialogue plus large avec les États-Unis.
« J’ai parlé avec le président des États-Unis, Donald Trump. Je peux dire que la conversation a été sur un ton de respect, même si je peux dire que c’était cordial entre le président des États-Unis et le président du Venezuela. »
Nicolás Maduro, président du Venezuela
Maduro a ajouté qu’il était prêt à engager des négociations pour trouver une solution pacifique à la crise, soulignant son attachement à la diplomatie.
« Si cet appel signifie que des mesures sont prises vers un dialogue respectueux, d’État à État, de pays à pays, bienvenue au dialogue, bienvenue à la diplomatie, parce que nous chercherons toujours la paix. »
Nicolás Maduro, président du Venezuela
*Avec informations de l’AFP.
