Les visiteurs de onze parcs nationaux américains, dont deux en Californie, pourraient se voir poser la question de leur nationalité à l’entrée. Cette mesure, mise en place par l’administration Trump, vise à appliquer une politique tarifaire différenciée entre résidents et non-résidents.
Désormais, lors de l’achat ou de l’utilisation d’un laissez-passer annuel, le personnel des parcs nationaux est tenu de demander aux visiteurs combien d’entre eux ne sont pas citoyens ou résidents américains. Cette vérification ne se fera pas systématiquement pour chaque personne, mais plutôt au niveau des groupes, selon une directive interne du National Park Service obtenue par le Washington Post.
L’objectif est de faire payer un tarif plus élevé aux non-résidents, afin de contribuer à l’entretien et à la maintenance des parcs. Un laissez-passer annuel pour les Américains coûte 80 $ (environ 73 €), tandis que pour les non-résidents, il s’élève à 250 $ (environ 228 €). L’entrée à la journée pour un non-résident coûtera quant à elle 100 $ (environ 91 €) en plus des frais d’entrée habituels, qui varient entre 20 et 35 $ (environ 18 à 32 €).
Elizabeth Peace, porte-parole du ministère de l’Intérieur, a précisé que le personnel du National Park Service vérifie l’identité des visiteurs uniquement pour s’assurer que le nom figurant sur le laissez-passer correspond à une pièce d’identité valide avec photo. Les pièces d’identité acceptables incluent un passeport américain, un permis de conduire américain, une carte d’identité d’État ou une carte de résident permanent.
Cette augmentation des tarifs a suscité des critiques. L’Association pour la conservation des parcs nationaux soutient l’idée d’un financement accru pour les parcs, mais s’inquiète que ces frais ne découragent les visiteurs. « Faire payer davantage aux visiteurs internationaux n’est pas rare à l’échelle mondiale », a déclaré Theresa Pierno, présidente de l’association, dans une lettre au ministère de l’Intérieur. « Mais toute politique de ce type doit être conçue de manière réfléchie pour garantir qu’elle ne crée pas d’obstacles ni même de files d’attente plus longues aux entrées. »
L’association a également exprimé des préoccupations quant à l’impact de ce processus de vérification sur un personnel déjà sous-effectif. Le National Park Service a vu ses effectifs diminuer de 24 % depuis janvier dernier.
Les parcs concernés par cette nouvelle politique sont : Acadie, Bryce Canyon, Everglades, Glacier, Grand Canyon, Grand Teton, Montagne Rocheuse, Sequoia et Kings Canyon, Pierre jaune, Yosemite et Zion.
