L’influence de Donald Trump sur le Parti républicain continue de s’éroder, illustrée par un échec retentissant dans l’Indiana : un projet de loi visant à redessiner les circonscriptions du Congrès pour favoriser les républicains a été rejeté par le Sénat de l’État, malgré les pressions exercées par l’ancien président.
Jeudi, les sénateurs de l’Indiana ont voté 31 voix contre 19 contre le projet de loi, qui aurait potentiellement donné aux républicains un avantage de 9 sièges à 0 dans l’État pour les élections de mi-mandat de 2026. Ce vote intervient après une bataille acharnée pour convaincre les législateurs de l’Indiana d’organiser une session spéciale, finalement obtenue grâce à l’insistance de Trump.
Cet échec s’inscrit dans un contexte plus large de tentatives de redécoupage à l’échelle nationale. Trump avait initialement fait pression sur les législateurs du Texas pour qu’ils modifient les cartes électorales afin de gagner cinq sièges supplémentaires au Congrès pour les républicains. Cependant, ces efforts n’ont pas porté leurs fruits comme espéré. Un redécoupage démocrate en Californie pourrait compenser les gains républicains au Texas, et l’Indiana, en restant neutre, pourrait permettre aux démocrates d’atteindre un équilibre, voire de gagner des sièges.
L’administration Trump, ainsi que le vice-président JD Vance et d’autres alliés, ont mis une pression considérable sur les législateurs de l’Indiana. Le groupe conservateur Heritage Action a même menacé de priver l’État de financements fédéraux en cas de vote défavorable. Malgré ces menaces, Trump n’a pas réussi à obtenir les 25 voix républicaines nécessaires, alors que le parti détient une majorité qualifiée de 40 sièges sur 50 au Sénat de l’État.
Les sénateurs de l’Indiana ont également été la cible de menaces de mort en raison de ce projet de loi. Cet échec représente un nouveau revers pour Trump, après que des membres de la Chambre des représentants ont résisté à la Maison Blanche en novembre dernier en votant pour la publication des dossiers Epstein.
La capacité de Trump à contrôler le Parti républicain est de plus en plus remise en question. Cet épisode pourrait affaiblir les chances des républicains de conserver le contrôle de la Chambre des représentants l’année prochaine.
En marge de ces développements politiques, un nouveau record du monde non officiel a été établi en Argentine, avec 2 397 golden retrievers rassemblés à Buenos Aires cette semaine.
