Mis à jour le vendredi 9 janvier à 12h12. Le Parti conservateur norvégien envisage une refonte de ses priorités, avec des propositions ambitieuses allant de la réduction du nombre de municipalités à une réforme du système d’indemnités de maladie, en passant par des baisses d’impôts significatives.
- Le Parti conservateur souhaite réduire le nombre de municipalités et diminuer les dépenses publiques, notamment en réformant les indemnités de maladie.
- Des réductions d’impôts importantes et l’introduction d’un test national d’écriture sont également à l’étude.
- Ces propositions seront débattues lors de la réunion nationale du parti du 13 au 15 février.
Le Parti conservateur norvégien prépare un virage politique majeur, révélé par des documents internes consultés par VG. Ces propositions, qui seront soumises à l’approbation lors de la réunion nationale du parti en février, témoignent d’une volonté de réformes profondes dans plusieurs domaines clés.
L’une des mesures phares envisagées est une nouvelle tentative de réduction du nombre de municipalités. Le parti souhaite créer une commission chargée de proposer une nouvelle structure municipale, en collaboration avec les communes et en tenant compte des processus en cours. L’objectif est de permettre aux municipalités de fournir de meilleurs services aux citoyens tout en réduisant les coûts et en supprimant les réglementations inutiles.
Sur le plan économique, le Parti conservateur propose des réductions d’impôts significatives et une réforme du système d’indemnités de maladie. Ils souhaitent également faciliter l’investissement en Norvège en réformant la fiscalité des sorties de capital. Anna Molberg, membre du parti, plaide également pour la suppression des déductions fiscales syndicales et patronales, en faveur d’une réduction d’impôt généralisée pour tous les travailleurs.
« Nous voulons une déduction beaucoup plus avantageuse pour tous ceux qui travaillent, au lieu de favoriser uniquement ceux qui sont déjà syndiqués. Nous donnerons à nouveau la priorité à une allocation de travail plus importante pour tous ceux qui travaillent. »
Anna Molberg, représentante du stockage
En matière d’éducation, le parti propose l’introduction d’une année de maternelle obligatoire l’année précédant la rentrée scolaire pour les enfants ayant des difficultés linguistiques, ainsi qu’une semaine d’été dédiée à la lecture et au calcul dans les zones défavorisées. Ils envisagent également de réduire le nombre d’années d’école primaire à neuf, avec la possibilité d’une dixième année facultative pour les élèves qui en ont besoin. Le parti souhaite également mettre fin à la facilitation du culte religieux pendant les heures de classe, en interdisant par exemple les salles de prière dans les écoles.
Mathilde Tybring-Gjedde, porte-parole du parti en matière d’éducation, a souligné la nécessité de renforcer l’intégration à l’école et de créer un environnement d’apprentissage plus inclusif. Selon le journal en ligne Nettavisen, le parti souhaite que l’école soit un espace libre de toute pression religieuse.
Enfin, le Parti conservateur ambitionne de réduire considérablement la bureaucratie, avec pour objectif une diminution d’au moins cinq pour cent du nombre d’heures de travail administratif dans le secteur public. Ils souhaitent également simplifier les réglementations et les procédures administratives pour les entreprises et les citoyens.
