Publié le 14 décembre 2023 18h30. Le marché porcin européen connaît une semaine de contrastes, avec une demande soutenue mais une pression à la baisse sur les prix, notamment en raison de l’approche des fêtes de fin d’année et de la situation en Chine.
- Les abattoirs néerlandais ont enregistré un volume d’abattage élevé, mais en légère diminution par rapport à l’année précédente.
- L’Allemagne maintient une demande stable, mais l’absence d’achats suggère une satisfaction générale quant à l’offre actuelle.
- Plusieurs pays européens, dont la Belgique, le Danemark et la France, ont revu leurs cotations à la baisse.
La dernière semaine complète avant Noël s’annonce stable, mais cette situation ne devrait pas durer. Les abattoirs néerlandais ont connu une semaine chargée, avec 293 500 porcs abattus, pesant en moyenne 98,7 kilogrammes. Ce chiffre, bien que légèrement inférieur aux semaines précédentes, reste supérieur de plus de 20 000 têtes à celui enregistré à la même période en 2024. Cette forte activité est due en partie à la volonté d’assurer une livraison fluide avant les fêtes, mais aussi à la croissance rapide du cheptel porcin.
Selon les informations disponibles, la semaine prochaine sera marquée par un rythme d’abattage maximal avant un ralentissement significatif. L’arrivée des congés de Noël entraînera une diminution du personnel et une réduction du nombre d’abattages, estimée à environ 100 000 porcs dans les semaines à venir. Cette situation devrait exercer une pression sur les prix du porc.
Pour la semaine à venir, les prix devraient rester inchangés, y compris pour le Boerenpig, qui se maintient à 1,76 euro. En Allemagne, la situation est décrite comme stable, sans être particulièrement favorable. Bien que Tönnies Allemagne signale une bonne demande, qui devrait se maintenir, l’absence d’activité sur la plateforme Marktplaats, malgré une offre importante à des prix inférieurs aux cotations allemandes, suggère que les acteurs du marché sont satisfaits de l’offre actuelle et ne ressentent pas la nécessité d’acheter davantage.
En Belgique, la cotation a été maintenue stable la semaine dernière, mais une baisse de 3 centimes est prévue pour cette semaine. Le Danemark a également annoncé une baisse de 5,5 centimes, la France de 1,5 centime, et l’Espagne subit une forte baisse de 6 centimes en raison des conséquences de la peste porcine africaine (AVP).
La demande chinoise reste faible. Les prix du porc en Chine continuent de baisser, atteignant des niveaux inédits depuis sept ans. Les pertes importantes subies par les éleveurs chinois rendent peu probable une augmentation de la demande de viande européenne, qui ne pourra absorber que les produits moins prisés, et ce, à des prix réduits.
« Le prix des porcelets va encore baisser cette semaine. »
Source non spécifiée
Concernant les porcelets, l’Espagne a abaissé sa cotation de 2 euros, tandis que l’Allemagne l’a maintenue stable. Le soutien observé ces dernières semaines pour les porcelets d’abattage devrait s’estomper la semaine prochaine. Le maintien des prix pour les porcs à l’engrais est un point positif. Le prix du Boerenpiggen diminuera de 2 euros pour atteindre 36,50 euros.
