Publié le 24 septembre 2023 18:32:00. Une enquête est en cours aux Philippines après la découverte du corps de Maria Catalina Cabral, ancienne sous-secrétaire du ministère des Travaux publics et des Routes, avec des traces d’antidépresseurs dans son organisme et des blessures suggérant une chute. Les autorités examinent également ses appareils électroniques et dossiers professionnels.
- Des traces d’un antidépresseur ont été détectées dans le corps de Maria Catalina Cabral.
- Une autopsie a révélé des blessures compatibles avec une chute, notamment au visage, à l’arrière du crâne, à la poitrine et aux mains.
- Les enquêteurs analysent les données des caméras de surveillance et les appareils électroniques de la victime pour déterminer les circonstances de son décès.
L’enquête sur la mort de Maria Catalina Cabral, 57 ans, s’intensifie après la découverte de son corps dans un ravin près de Kennon Road, dans la ville de Baguio. La police nationale philippine (PNP) a confirmé la présence d’un antidépresseur dans son organisme suite à des analyses toxicologiques. Des médicaments et un couteau ont été retrouvés dans sa chambre d’hôtel et sont actuellement soumis à une expertise médico-légale pour déterminer si leur utilisation est liée à son décès.
Les images de vidéosurveillance montrent que Maria Cabral est arrivée à l’hôtel Ayon de Baguio le jour de sa mort, conduite par son chauffeur dans son véhicule utilitaire sport. Les deux ont été filmés lors de l’enregistrement, puis escortant la sous-secrétaire jusqu’à sa suite au quatrième étage. Des interactions brèves entre les deux ont été enregistrées avant qu’ils ne quittent l’établissement. Le SUV a ensuite été aperçu sur Kennon Road peu avant 15 heures.
Le secrétaire de l’Intérieur, Jonvic Remulla, a déclaré que l’autopsie avait révélé des blessures importantes sur le côté droit du visage de la victime, à l’arrière de son crâne, sur sa cage thoracique et sur ses mains.
« Ces blessures sont compatibles avec une chute, »
Jonvic Remulla, secrétaire de l’Intérieur
Sur la base des éléments recueillis à ce stade, les enquêteurs écartent l’hypothèse d’un acte criminel.
La police a néanmoins requis un mandat de perquisition pour accéder au téléphone portable de Maria Cabral afin de déterminer si elle avait reçu des menaces, avec qui elle avait communiqué dans les jours précédant sa mort et si elle avait des transactions en cours. Le chauffeur de la victime a été innocenté par les autorités, qui n’ont trouvé aucun élément concluant le liant à son décès. L’identification du corps a été confirmée par des examens biométriques.
Parallèlement, le ministère des Travaux publics et des Routes (DPWH) a remis ses ordinateurs et dossiers au Bureau du Médiateur. Ces documents proviennent de l’ancien bureau de Maria Cabral et comprennent des informations relatives aux demandes des fonctionnaires lors de la préparation du Programme national de dépenses au cours de la dernière décennie. L’enquête porte également sur des allégations d’irrégularités liées à des projets d’infrastructure, notamment un projet de filets anti-chute, dont le coût aurait été excessivement élevé, situé à proximité du lieu où le corps de Maria Cabral a été retrouvé.
Les investigations se poursuivent pour établir les circonstances exactes du décès de l’ancienne sous-secrétaire et examiner les documents qu’elle a laissés derrière elle.
