Publié le 8 décembre 2025 16:32:00. Un septuagénaire a été victime d’une arnaque sophistiquée lui ayant fait perdre 4 900 euros après un retrait d’argent. Les escrocs utilisent un dispositif frauduleux sur les distributeurs automatiques pour capturer les cartes bancaires et subtiliser les codes.
- Un homme de 70 ans a vu sa carte bancaire et son code compromis, permettant aux fraudeurs de modifier le plafond de retrait.
- L’arnaque repose sur l’installation d’un dispositif externe sur les distributeurs automatiques, capturant ainsi les cartes insérées.
- Batopin, l’entreprise exploitante des distributeurs, rappelle qu’une carte avalée est systématiquement détruite et qu’aucun opérateur bancaire ne demandera jamais le code de votre carte.
Les arnaqueurs ne se contentent pas de voler l’argent de leurs victimes, ils mettent en place des stratagèmes de plus en plus élaborés. Récemment, un septuagénaire a subi un préjudice de 4 900 euros suite à une escroquerie survenue lors d’un retrait d’argent. Son fils a signalé le vol de la carte, du code et la modification frauduleuse du plafond de retrait.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le distributeur automatique de Batopin n’a pas avalé la carte de la victime. Selon Erik Lenoir, porte-parole de Batopin, les banques accélèrent le déploiement de points d’accès aux espèces, mais le problème persiste.
« Ce sont des arnaques montées par des gens qui sont bien équipés. Ils appliquent une sorte de boîtier externe sur le distributeur. C’est ce dispositif qui va capturer la carte. »
Erik Lenoir, porte-parole de Batopin
Les escrocs agissent ensuite pour obtenir le code de la carte. Ils observent discrètement la personne ou proposent une aide factice pour subtiliser le code. Cette technique est connue sous le nom de card trapping. Une fois en possession de ces informations, ils peuvent vider le compte bancaire de la victime.
Batopin insiste sur le fait qu’une carte réellement avalée par un distributeur est immédiatement détruite afin d’éviter toute utilisation frauduleuse. L’entreprise se positionne comme un simple vecteur utilisé par les escrocs et transmet les images des caméras de surveillance aux autorités compétentes.
« Ni un employé de Batopin, ni votre banque, ni un service technique ne vous demandera jamais le code de votre carte bancaire. Ne le communiquez en aucun cas, que ce soit par téléphone ou par mail. »
Erik Lenoir, porte-parole de Batopin
Cette arnaque n’est pas spécifique à Batopin et concerne tous les distributeurs automatiques de billets, bien que la fraude reste relativement rare. Le parquet de Bruxelles met en garde contre une recrudescence d’escroqueries par e-mail, soulignant l’importance de la vigilance.
