Publié le 29 décembre 2025 16:17:00. Pour Kaspars Fogelmanis, dirigeant de l’entreprise lettone EcoLead spécialisée dans le recyclage des batteries au plomb, la réussite entrepreneuriale repose sur un équilibre subtil entre une idée pertinente, une exécution rigoureuse et la valorisation des équipes. Il partage son parcours, marqué par une crise économique et des leçons apprises sur la résilience et l’importance de la diversification.
- Le succès d’une entreprise dépend d’une idée solide, d’une gestion avisée et d’une adaptation constante aux besoins du marché.
- L’investissement dans le développement et la fidélisation des employés est crucial, en particulier dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre comme en Lettonie.
- La crise économique russe de 1998 a été un tournant pour Kaspars Fogelmanis, lui enseignant la fragilité d’une dépendance excessive à un seul marché.
Selon Kaspars Fogelmanis, PDG d’EcoLead, une entreprise prospère ne se construit pas uniquement sur une bonne idée, mais sur sa capacité à être mise en œuvre efficacement et sur la qualité de ses équipes. Il souligne l’importance d’une gestion proactive, d’une adaptabilité face aux changements et d’une compréhension fine des attentes des clients. Une connaissance approfondie du marché local est également primordiale.
« Une entreprise prospère commence par une idée commerciale solide et actuelle qui répond à la demande du marché », explique K. Fogelmanis, ajoutant que le succès en Lettonie exige une gestion clairvoyante et une concentration sur les besoins et les valeurs des clients.
Face à la difficulté de recruter en Lettonie, le dirigeant insiste sur la nécessité d’investir dans ses collaborateurs. « Les gens sont l’épine dorsale de l’entreprise, c’est pourquoi il est important d’investir dans le développement et la fidélisation des employés », affirme-t-il.
Le parcours de Kaspars Fogelmanis est loin d’être linéaire. Enfant, il rêvait de devenir marin, attiré par la possibilité de voyager et de découvrir le monde. « J’ai toujours voulu beaucoup voyager, c’est pourquoi je rêvais de devenir marin quand j’étais enfant », se souvient-il. « C’était l’un des rares métiers où l’on pouvait légalement gagner beaucoup d’argent et parcourir le monde en même temps. J’ai trouvé cette idée tentante – elle combinait un avantage pratique avec le rêve d’en apprendre davantage sur le monde. »
Après son service militaire, il a intégré l’entreprise Brivais vilnis, où il a connu son premier emploi sérieux. Cette expérience, bien que riche en apprentissages, s’est soldée par un échec retentissant avec la crise économique russe de 1998. « Cela a été un véritable tournant, qui m’a fait prendre conscience à la fois du caractère cyclique de l’économie et des risques encourus par l’entreprise si elle ne dépendait que d’un seul débouché », confie-t-il. Il ajoute : « Beaucoup de choses n’avaient pas le temps de regretter et de douter. »
Cette période difficile a marqué un tournant dans sa carrière, lui inculquant une précieuse leçon sur la nécessité de diversifier ses activités et de se préparer aux aléas économiques.
