Publié le 2024-11-17 10:30:00. Mike Nesbitt, actuel chef du Parti unioniste d’Ulster (UUP), a annoncé sa démission, ouvrant une nouvelle phase pour le parti en vue des élections à l’Assemblée d’Irlande du Nord prévues en 2027.
- Mike Nesbitt quitte son poste de chef de l’UUP, une décision attendue.
- Il souhaite rester ministre de la Santé jusqu’à l’année prochaine, mais sa succession déterminera la suite.
- Robbie Butler et Jon Burrows sont pressentis pour lui succéder.
Après avoir dirigé l’UUP à deux reprises, Mike Nesbitt a informé les instances du parti et les députés de sa décision de quitter son poste vendredi matin. Cette annonce intervient alors que le parti se prépare aux élections à l’Assemblée d’Irlande du Nord, un scrutin crucial pour l’avenir du syndicalisme en Ulster.
M. Nesbitt avait récemment indiqué qu’il prendrait une décision concernant son avenir politique avant la fin du mois de novembre. Il a expliqué qu’il avait accepté ce rôle de leadership comme une mission à court terme, visant à remettre le parti en ordre de marche pour les prochaines échéances électorales.
« Ce travail est désormais terminé, le moment est donc venu de sélectionner le politicien qui nous mènera aux élections de mai 2027 en promouvant notre type de syndicalisme confiant et responsable »
Mike Nesbitt, chef du Parti unioniste d’Ulster
Il a également souligné que le prochain mandat de cinq ans de l’Assemblée coïncidera avec l’approche de son 75e anniversaire, ce qui l’amène à considérer qu’il ne peut pas s’engager pleinement sur le long terme.
« C’est un engagement politique à plein temps que je ne pense tout simplement pas pouvoir prendre. Et je ne serais pas à l’aise de chercher à voter en sachant qu’en privé, j’avais l’intention de prendre ma retraite pendant mon mandat »
Mike Nesbitt, chef du Parti unioniste d’Ulster
Élu pour la première fois à la tête de l’UUP en 2012, M. Nesbitt avait succédé à Doug Beattie, qui avait démissionné de manière inattendue en raison de « différences irréconciliables » avec la direction du parti. Il est ainsi devenu le premier chef de l’UUP à occuper ce poste pour un second mandat. Ancien journaliste de radiodiffusion et député de Strangford, il a également été commissaire aux victimes et aux survivants des Troubles, un rôle important au sein de l’Assemblée.
Plusieurs figures du parti sont déjà sur les rangs pour lui succéder, notamment Robbie Butler, l’actuel chef adjoint, et Jon Burrows, un ancien officier du PSNI (Police Service of Northern Ireland) coopté au Parlement en juillet dernier. La course à la direction s’annonce donc animée, alors que l’UUP cherche à se repositionner sur la scène politique nord-irlandaise.
L’UUP, autrefois une force dominante du syndicalisme, a connu une période difficile ces dernières années, marquée par une série de défaites électorales et des changements fréquents de leadership. M. Nesbitt avait quitté ses fonctions en 2017 après des résultats décevants aux élections à l’Assemblée. Il s’est distingué en étant le premier dirigeant de l’UUP à ne pas être membre de l’Ordre d’Orange et à représenter l’aile la plus libérale du parti.
Le parti a annoncé qu’il présentera prochainement le processus de sélection du nouveau leader, en garantissant une transition « inclusive, engageante et transparente ». Tom Elliott, le président du parti, a salué le dévouement de M. Nesbitt et son « engagement inébranlable à l’amélioration de notre société ».
« Alors que nous entrons en 2026, nous sommes impatients de bâtir sur la solide plateforme qu’il a créée. Notre prochain dirigeant défendra un syndicalisme tourné vers l’avenir, en préservant la place de l’Irlande du Nord au Royaume-Uni tout en promouvant la prospérité, la réconciliation et un avenir partagé pour tous. »
Tom Elliott, président du Parti unioniste d’Ulster
