Publié le 17 décembre 2023 10h30. Plus de 15,7 millions de Chiliens sont appelés aux urnes ce dimanche pour un second tour crucial qui déterminera le prochain président du pays, opposant la candidate progressiste Jeannette Jara à José Antonio Kast, figure de l’extrême droite.
- Le second tour de l’élection présidentielle chilienne se déroule ce dimanche.
- Les bureaux de vote sont ouverts de 8h00 à 18h00 heure locale.
- Les sondages donnent José Antonio Kast favori, mais Jeannette Jara tente de mobiliser l’électorat opposé à ses propositions controversées.
Les citoyens chiliens votent ce dimanche pour choisir leur prochain chef d’État. Le scrutin oppose Jeannette Jara, du Parti communiste et représentante de la coalition progressiste au pouvoir, à José Antonio Kast, candidat du Parti Républicain et représentant de l’extrême droite. Le premier tour, le 16 novembre dernier, n’avait vu aucun candidat obtenir la majorité absolue, nécessitant ce second tour décisif.
Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 8h00 heure locale et resteront accessibles jusqu’à 18h00, tant qu’aucun électeur ne se trouve encore dans les locaux souhaitant exercer son droit de vote. Plus de 15,7 millions de citoyens sont inscrits sur les listes électorales pour ce rendez-vous démocratique qui façonnera l’avenir du Chili pour la période 2026-2030.
Pamela Figueroa, présidente du Service électoral du Chili (Servel), a insisté sur l’importance de la participation citoyenne.
« Le vote est obligatoire au Chili et volontaire à l’étranger ; c’est pourquoi il est important que chaque électeur vérifie son lieu de vote et exerce son devoir civique. »
Pamela Figueroa, présidente du Servel
Jeannette Jara était arrivée en tête du premier tour avec 26,8 % des voix, mais le résultat reste insuffisant pour assurer sa victoire. José Antonio Kast, quant à lui, a obtenu 23,9 % des suffrages exprimés. Les derniers sondages, publiés avant l’interdiction électorale, placent cependant Kast en position favorable, avec 58 % des intentions de vote contre 42 % pour Jara, selon une étude de Plaza Pública Cadem.
Jara tente de rallier à sa cause les électeurs inquiets des propositions radicales de son adversaire, qui a notamment promis une politique migratoire stricte inspirée de celle de l’ancien président américain Donald Trump, avec la construction de prisons de haute sécurité, un renforcement des contrôles aux frontières, des peines plus sévères et l’expulsion des immigrés.
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