Publié le 9 décembre 2025 15h30. À quelques jours du second tour de l’élection présidentielle chilienne, la sénatrice Beatriz Sánchez s’interroge sur les signaux contradictoires émanant de la droite chilienne, notamment à travers les réseaux sociaux, et anticipe un réalignement des forces politiques au Parlement.
- La sénatrice Beatriz Sánchez a exprimé des doutes quant à certaines publications récentes d’Evelyn Matthei sur les réseaux sociaux.
- Elle prévoit un remaniement au sein de la coalition de droite “Chile Vamos” en raison des résultats parlementaires et du soutien accordé aux Républicains.
- Sánchez souligne des tensions internes à la droite, illustrées par des messages ambigus concernant le soutien de la famille Piñera à José Antonio Kast.
La sénatrice du Frente Amplio, Beatriz Sánchez, a commenté ce mardi les récentes évolutions au sein de la droite chilienne, à l’approche du second tour de la présidentielle qui opposera Jeannette Jara à José Antonio Kast. Intervenant lors de l’émission “El Primer Café”, l’ancienne ambassadrice au Mexique a mis en lumière des signaux qu’elle juge troublants.
Sánchez a notamment évoqué les publications d’Evelyn Matthei sur les réseaux sociaux, qui ont suscité de nombreuses réactions ce week-end. Elle a également attiré l’attention sur une situation particulière concernant le soutien de la famille de l’ancien président Sebastián Piñera à José Antonio Kast. Selon elle, une première déclaration laissant entendre un retrait de ce soutien a été rapidement démentie par la famille Piñera. La fille de Sebastián Piñera a réaffirmé son soutien à Kast après cette confusion.
La sénatrice a également relevé un détail visuel qui a retenu son attention :
« J’ai remarqué une certaine étrangeté, une question qui se posait concernant Evelyn Matthei apparaissant sur les réseaux sociaux vêtue de rouge, avec du maquillage rouge, montrant des fraises rouges », a-t-elle déclaré, tout en précisant qu’elle abordait cette question avec prudence, consciente du risque de fausses informations.
Pour Beatriz Sánchez, ces éléments témoignent d’un réalignement des forces à droite après les élections.
« Ce que nous vivons, ou ce que nous voyons à travers des déclarations croisées, c’est un réarrangement. La droite va devoir faire face à un rapport de forces différent au Parlement entre les Républicains et ce qui reste de Chile Vamos », a-t-elle souligné. Elle estime que cette situation se fera sentir, que José Antonio Kast gagne ou non l’élection présidentielle.
Beatriz Sánchez, candidate à la présidence en 2017, a été par le passé critiquée pour avoir relayé en octobre 2019 des allégations concernant un centre de torture présumé dans la station de métro Baquedano, qui se sont avérées infondées. Elle a conclu en affirmant qu’elle ne connaissait pas les codes de la droite, mais qu’il était clair qu’il existait des tensions internes après les élections.
