Publié le 2 février 2025. Les maladies cardiaques gagnent du terrain chez les jeunes Indonésiens, une tendance alarmante attribuée à l’évolution des habitudes alimentaires vers des modèles occidentaux riches en aliments transformés et en restauration rapide.
- Une consommation accrue d’aliments transformés et de restauration rapide est pointée du doigt comme principal facteur de risque.
- Les habitudes alimentaires indonésiennes évoluent vers des modèles occidentaux, avec une dépendance croissante à la malbouffe.
- D’autres facteurs, tels que le stress et le manque d’activité physique, contribuent également à l’augmentation des maladies cardiaques chez les jeunes.
Le Dr Amin Tjubandi, spécialiste en chirurgie thoracique et cardiovasculaire à l’hôpital BraveHeart – Brawijaya Saharjo, alerte sur un changement significatif dans les habitudes alimentaires de la population indonésienne. Alors que traditionnellement, les Indonésiens privilégiaient une alimentation à base de produits frais et de plats faits maison, on observe une adoption croissante de la restauration rapide, des aliments transformés et de la malbouffe, calquée sur les habitudes alimentaires occidentales.
Ce changement de régime alimentaire est particulièrement préoccupant car ces types d’aliments sont connus pour augmenter les risques de maladies cardiaques. Selon le Dr Tjubandi, cette évolution entraîne une convergence des tendances en matière de maladies cardiovasculaires entre l’Indonésie et les pays occidentaux.
« Si nous regardons les Européens et les Américains qui aiment la restauration rapide et la malbouffe. Oui, je pense qu’en Indonésie la tendance va dans cette direction. »
Dr Amin Tjubandi, spécialiste en chirurgie thoracique et cardiovasculaire
En comparaison, le médecin souligne que des options alimentaires simples et abordables, comme celles proposées dans les warteg (petits restaurants locaux), sont en réalité bien plus bénéfiques pour la santé. « [Warteg] ça devrait être beaucoup plus sain », a-t-il affirmé.
Outre l’alimentation, le Dr Tjubandi insiste sur l’importance d’autres facteurs aggravants, tels que le stress, le tabagisme et un mode de vie sédentaire. La combinaison de ces éléments contribue à l’apparition de maladies cardiaques à un âge de plus en plus précoce.




