Publié le 17 janvier 2026 à 17h08. Les règles concernant les avantages sociaux en entreprise évoluent pour 2026, avec le maintien des plafonds d’exonération pour les primes salariales et des ajustements pour les nouveaux embauchés et les frais liés au logement.
- Les employeurs pourront exonérer de charges et d’impôt sur le revenu les primes versées à leurs salariés jusqu’à 1 000 euros, voire 2 000 euros sous certaines conditions.
- Un plafond plus élevé de 5 000 euros s’applique aux frais de logement des nouveaux embauchés sous conditions de mobilité et de revenus.
- Les règles concernant les chèques-repas ont été assouplies, avec des seuils d’exonération rehaussés.
Les avantages en nature, qui constituent une part importante de la rémunération globale, sont soumis à des règles précises en matière de fiscalité. Ces avantages peuvent prendre diverses formes, allant de la mise à disposition d’un véhicule de société à la prise en charge de frais de santé ou de restauration. L’objectif est de permettre aux entreprises de compléter la rémunération de leurs employés tout en respectant un cadre légal clair.
Concrètement, les employeurs peuvent verser des primes à leurs salariés, qui représentent un complément au salaire conventionnel. Certains de ces avantages sociaux, dans certaines limites, ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu. Cette exonération est encadrée par l’article 51 du code fiscal italien, qui fixe un plafond d’exonération de 258,23 euros pour les biens et services transférés, y compris au conjoint ou aux membres de la famille de l’employé.
La loi de finances 2025 a temporairement rehaussé ce seuil pour la période 2025-2027, en instaurant un double plafond annuel :
- 1 000 euros pour tous les salariés ;
- 2 000 euros pour les salariés ayant des enfants fiscalement à charge (avec un revenu jusqu’à 2 840,51 euros ou 4 000 euros jusqu’à l’âge de 24 ans), à condition que les codes fiscaux des enfants soient communiqués à l’employeur.
Pour les salariés concernés par la prime au loyer, les sommes versées ou remboursées au titre des frais de location et d’entretien du logement peuvent être exonérées d’impôt jusqu’à 5 000 euros, sous certaines conditions. Cette mesure s’applique aux salariés embauchés en contrat à durée indéterminée (CDI) en 2025, n’ayant pas dépassé 35 000 euros de revenus en 2024 et ayant déménagé leur résidence principale à plus de 100 kilomètres de leur lieu de travail.
En ce qui concerne les voitures de société, le calcul de l’avantage en nature est basé sur les tableaux ACI mis à jour annuellement par l’Automobile Club d’Italie. Ces tableaux permettent de déterminer la valeur imposable de la voiture de société, en tenant compte de son impact environnemental. À partir du 1er janvier 2025, de nouveaux pourcentages ont été introduits pour tenir compte de l’impact environnemental du véhicule (50 % pour les véhicules diesel et essence, 20 % pour les hybrides rechargeables et 10 % pour les véhicules entièrement électriques).
Enfin, les règles relatives aux chèques-restaurant ont été assouplies, avec un relèvement des seuils d’exonération à 4 euros pour les titres papier et 10 euros pour les titres électroniques. Ces mesures visent à encourager les entreprises à proposer des avantages sociaux à leurs employés, tout en simplifiant les démarches administratives.
Il est important de noter que ces règles peuvent varier en fonction de la situation spécifique de chaque entreprise et de chaque salarié. Il est donc conseillé de se renseigner auprès des services compétents pour connaître les modalités d’application de ces mesures.
