Publié le 16 janvier 2024 14:03:00. Pékin s’inquiète de l’avenir de ses investissements au Venezuela, alors que l’arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis et l’effondrement économique du pays mettent en péril le remboursement de milliards de dollars de prêts.
- La Chine cherche des garanties auprès des autorités vénézuéliennes et américaines concernant ses créances.
- L’encours de la dette vénézuélienne envers la Chine est estimé entre 10 et 20 milliards de dollars.
- Pékin souhaite être impliqué dans toute future négociation de restructuration de la dette.
Face à une situation de grande incertitude au Venezuela, la Chine intensifie ses démarches diplomatiques pour protéger ses intérêts financiers. Les banques et institutions financières chinoises ont demandé à connaître précisément leur exposition au crédit vénézuélien et renforcent leur surveillance des risques, suite à la prise de contrôle par les États-Unis d’une part importante du pétrole brut vénézuélien après l’arrestation de Nicolás Maduro.
Selon des sources citées par Bloomberg, Pékin souhaite s’assurer d’être partie prenante à toute discussion concernant une éventuelle restructuration de la dette vénézuélienne. L’objectif est de garantir que ses créances soient prises en compte dans tout accord futur.
La dette vénézuélienne envers la Chine s’élève à un montant estimé entre 10 et 20 milliards de dollars (US), accumulée principalement sous les gouvernements d’Hugo Chávez et Nicolás Maduro. Ces prêts ont été accordés pour financer des projets d’infrastructures et sécuriser l’approvisionnement en pétrole brut. Depuis 2007, plus de 60 milliards de dollars (US) de prêts garantis par le pétrole ont été consentis, le remboursement étant assuré par des livraisons de pétrole brut à des prix fixés bilatéralement.
Le Venezuela a cessé de publier des données détaillées sur sa dette après un défaut de paiement en 2017, rendant l’évaluation précise de la situation plus difficile. L’économie vénézuélienne est actuellement confrontée à une forte baisse de sa production pétrolière et à une détérioration de ses finances publiques, ce qui complique sa capacité à honorer ses engagements internationaux.





