Publié le 21 octobre 2024 16:13:00. L’écrivaine Tanya Farrelly plonge ses lecteurs dans un univers fantastique et gothique avec son troisième recueil de nouvelles publié aux éditions Arlen House, à l’occasion du 50e anniversaire de la maison d’édition.
- Le nouveau recueil, intitulé La Marionnette et le Maestro, se déroule à la fin du XIXe et au début du XXe siècle dans onze villes européennes.
- L’ouvrage explore les thèmes de la supercherie, du meurtre et de la magie à travers des personnages hauts en couleur tels qu’un fabricant de jouets, un embaumeur et un marionnettiste.
- Ce recueil marque un tournant dans l’œuvre de Tanya Farrelly, qui s’éloigne du réalisme de ses précédents romans policiers et de ses nouvelles contemporaines.
Tanya Farrelly s’aventure dans un registre littéraire qui lui tient à cœur : le fantastique. Après avoir exploré la vie contemporaine et ses complexités dans Quand les chiens noirs chantent et Personne n’a besoin de savoir, l’auteure se laisse emporter par l’imagination et l’atmosphère particulière des contes gothiques et du réalisme magique.
La Marionnette et le Maestro transporte le lecteur dans l’Europe de la Belle Époque, de Prague à Vienne en passant par Saint-Pétersbourg. Les onze villes choisies comme décor offrent un cadre romantique et mystérieux où se trament des intrigues captivantes. L’auteure a méticuleusement préparé son récit, dressant des listes de métiers, d’éléments visuels et de lieux propices à l’éclosion de ses histoires.
L’écriture de ce recueil a été une expérience libératrice pour Tanya Farrelly. Contrairement à sa méthode habituelle, où les histoires émergent spontanément d’une image ou d’une sensation, elle a cette fois-ci procédé à une phase de recherche et de planification plus approfondie. Elle explique avoir puisé son inspiration dans ses lectures favorites, notamment Le Parfum de Patrick Süskind, L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón, La Chambre sanglante d’Angela Carter, La Reine des glaces d’Alice Hoffman, Toute la lumière que nous ne pouvons pas voir d’Anthony Doerr et Le Miniaturiste de Jessie Burton.
Si les histoires contenues dans La Marionnette et le Maestro sont principalement le fruit de l’imagination, elles ne sont pas dénuées de vérité. L’auteure souligne que ses expériences personnelles, ses observations et ses lectures ont contribué à façonner ses personnages et ses intrigues. L’histoire Ding Dong Johnny, par exemple, est inspirée d’une rencontre troublante avec un voisin psychotique, tandis qu’une autre relate la perte d’un ami.
L’une des histoires préférées de Tanya Farrelly, Charlie Boy, se déroule à Bruges, une ville qui l’a particulièrement marquée lors d’un voyage avec son mari au Nouvel An. L’atmosphère magique de la ville, avec ses chevaux et ses calèches surgissant de la brume hivernale, a stimulé son imagination. De même, Prague, où se situe l’histoire principale du recueil, l’a inspirée après avoir assisté à un spectacle de marionnettes de Don Giovanni au Théâtre National de Marionnettes.
L’auteure a également été fascinée par la Catacombe dei Cappuccini di Palermo, un cimetière intérieur où reposent plus de 8 000 corps. Cette crypte macabre a servi de décor à l’histoire L’embaumeur, dont le protagoniste, Alfredo, est inspiré d’Alfredo Salafia, l’embaumeur qui a conservé le corps de Rosalia Lombardo, une fillette décédée en 1920.
Tanya Farrelly a visité neuf des onze lieux qui servent de cadre à ses histoires, effectuant des recherches approfondies pour les deux autres. Elle espère que les lecteurs apprécieront ce voyage dans le temps et se laisseront transporter par l’opulence et la décadence de l’Europe du début du siècle dernier.
La Marionnette et le Maestro sera présenté à Dublin le 21 octobre à 18h au Teachers’ Club, Parnell Square, et à Galway le 26 octobre à 18h dans la librairie Charlie Byrne. Cet événement sera un double lancement en compagnie de Geraldine Mills, qui présentera sa nouvelle collection de nouvelles Survival Games, également publiée par Arlen House.
