Bruxelles – La Commission européenne se montre confiante dans le respect par les États-Unis des engagements pris en juillet dernier concernant les tarifs douaniers sur les produits pharmaceutiques européens. Cette assurance intervient malgré une récente annonce du président Donald Trump menaçant d’imposer des droits de douane de 100 % sur les médicaments importés.
Selon la Commission, Washington s’engage à maintenir les tarifs sur les produits pharmaceutiques à un maximum de 15 %, conformément à l’accord commercial conclu avec l’Union européenne. « Ce plafond tarifaire de 15 % pour les exportations de l’UE constitue une garantie qu’aucun tarif plus élevé ne sera imposé aux opérateurs économiques européens. L’UE est le seul partenaire commercial à avoir obtenu ce résultat avec les États-Unis », a déclaré vendredi Olof Gill, porte-parole adjoint de la Commission européenne.
L’annonce de Trump, diffusée sur son réseau social Truth Social, prévoyait l’instauration de ces droits de douane prohibitifs à partir du 1er octobre 2025, sauf si les entreprises pharmaceutiques construisaient des usines de fabrication sur le sol américain. « À partir du 1er octobre 2025, nous imposerons un tarif de 100 % sur tout produit pharmaceutique de marque ou breveté, à moins qu’une entreprise ne construise son usine de fabrication pharmaceutique en Amérique », avait-il écrit.
Les autorités européennes estiment que les États-Unis ont jusqu’à présent respecté leurs engagements pris cet été, ce qui les conduit à croire que la menace de nouveaux tarifs sur les produits pharmaceutiques ne se concrétisera pas. Il est toutefois important de noter que les tarifs américains sur les produits pharmaceutiques de l’UE étaient auparavant nuls, ce qui représente une certaine concession.
Dublin, dont l’industrie pharmaceutique est particulièrement exposée au commerce avec les États-Unis, a adopté une approche prudente face à l’annonce de Trump. Le vice-Premier ministre irlandais, Simon Harris, a déclaré dans un communiqué que son gouvernement « examinera l’impact de cette annonce », tout en soulignant que « la déclaration conjointe de l’UE et des États-Unis, publiée le 21 août, a clairement indiqué que tous les nouveaux tarifs annoncés par les États-Unis sur les produits pharmaceutiques en vertu de sa section 232 seraient couverts par l’accord ».
Cette semaine, les États-Unis ont également réduit les droits de douane sur les automobiles européennes, les abaissant de 27,5 % à 15 %, conformément à l’accord conclu. Les négociations commerciales se poursuivent cependant, notamment concernant l’acier et l’aluminium de l’UE, qui restent soumis à des tarifs de 50 %. Les parties espèrent parvenir à un accord sur des quotas tarifaires pour ce secteur.
D’autres négociations sont en cours pour obtenir des exemptions supplémentaires, au-delà de celles déjà accordées pour les avions, certains médicaments génériques, des produits chimiques et des ressources naturelles spécifiques. La Commission européenne est par ailleurs sous pression de la France, de l’Italie et de l’Espagne pour obtenir des concessions sur les vins et les spiritueux.
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