Publié le 22 octobre 2024 11:55:00. La Russie a procédé à des exercices militaires simulant des tirs de missiles balistiques et de croisière, une démonstration de force perçue comme une escalade verbale alors que des négociations indirectes pour un accord en Ukraine s’effondrent et qu’une rencontre potentielle entre Donald Trump et Vladimir Poutine est remise en question.
- La Russie a mené des exercices impliquant des missiles balistiques intercontinentaux, des sous-marins nucléaires et des bombardiers stratégiques.
- Donald Trump a proposé à l’Ukraine de céder le Donbass à la Russie en échange de portions limitées des oblasts de Zaporizhia et de Kherson, une proposition rejetée par Kiev.
- Suite à ce refus, Donald Trump a annoncé qu’il ne rencontrerait pas Vladimir Poutine “dans un avenir proche”.
Le Kremlin a affirmé que ces manœuvres, supervisées par Vladimir Poutine lui-même, étaient des exercices de routine planifiés à l’avance. Selon les informations officielles, ces exercices visaient à vérifier la préparation des commandements militaires et les compétences du personnel opérationnel. Le ministère russe de la Défense a précisé que des missiles balistiques intercontinentaux “Yars” ont été lancés depuis le cosmodrome de Plesetsk vers le terrain d’entraînement de Kura, dans le Kamtchatka. Parallèlement, un missile balistique “Sineva” a été tiré depuis la mer de Barents, depuis le sous-marin nucléaire stratégique “Briansk”. Des avions Tu-95MS à longue portée ont également participé en lançant des missiles de croisière.
Ces démonstrations de puissance interviennent dans un contexte géopolitique tendu, marqué par la guerre en Ukraine et les tentatives de médiation. Le 16 octobre, Donald Trump a eu un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, exprimant son intention de le rencontrer à Budapest dans les prochaines semaines. Cependant, cette rencontre est désormais compromise. Selon des sources de la Maison Blanche relayées par Reuters, la décision de reporter la rencontre a été prise après que Poutine a montré peu de volonté de faire des concessions.
Parallèlement, des informations révèlent que Donald Trump a présenté au président ukrainien Volodymyr Zelensky une proposition de paix émanant du Kremlin, impliquant la cession de l’intégralité du Donbass à la Russie en échange de portions limitées des oblasts de Zaporizhia et de Kherson. Reuters a rapporté que Zelensky a catégoriquement rejeté cette offre. Suite à ce refus, Trump a publiquement exprimé son soutien à une cessation des hostilités le long des lignes de front actuelles, une idée soutenue par l’Ukraine mais rejetée par Moscou.
La Russie dispose d’un système de dissuasion nucléaire, appelé la “triade”, composé de trois éléments : les lanceurs de missiles balistiques intercontinentaux terrestres (fixes et mobiles), les sous-marins nucléaires et les bombardiers stratégiques lourds. Des informations détaillées sur la triade nucléaire russe sont disponibles ici. Les derniers exercices de ce type remontent à 2024, et avaient déjà simulé l’utilisation d’armes nucléaires. Le Kremlin avait alors averti le monde.
Il est important de noter que les informations diffusées par les médias russes ou les représentants du gouvernement doivent être considérées avec prudence, étant donné qu’elles peuvent relever de la propagande dans le cadre de la guerre de l’information menée par la Fédération de Russie.
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