Publié le 26 novembre 2023 08:56:00. Les terrains de cricket australiens, autrefois réputés pour favoriser les batteurs, ont connu une transformation significative ces dernières années, offrant désormais un défi plus équilibré aux lanceurs et aux frappeurs. Cette évolution, particulièrement notable lors des récentes Ashes, soulève des questions sur la définition d’un terrain de cricket idéal.
- Les terrains australiens ont été critiqués pour leur manque d’aide aux lanceurs au milieu des années 2010.
- Depuis 2021-2022, ils sont devenus plus rapides, plus rebondissants et plus imprévisibles.
- La subjectivité de la notion de « bon » terrain est soulignée, avec une préférence pour un équilibre entre batte et balle.
Il y a quelques années, l’Australie était pointée du doigt pour ses terrains de cricket trop favorables aux batteurs. Lors de la tournée des Ashes 2017-2018, le test match de Melbourne avait vu plus de 1 000 points marqués pour seulement 24 guichets pris, suscitant une remontrance du Conseil international de cricket (ICC) qui jugeait la surface « inadéquate ». Cette situation contrastait fortement avec l’attente d’un terrain offrant un défi équitable aux deux camps.
La donne a changé depuis la dernière visite de l’équipe d’Angleterre en Australie, en 2021-2022. Les terrains australiens sont désormais caractérisés par une vitesse accrue, un rebond plus prononcé et une certaine incohérence, des éléments qui rendent la tâche des frappeurs plus ardue. Cette combinaison de facteurs est considérée comme un atout pour les lanceurs, créant un duel plus intense entre la batte et la balle.
Cependant, la notion de « bon » terrain reste subjective. Il est souvent considéré comme favorable aux batteurs, mais cela ne garantit pas toujours un spectacle captivant. Certains estiment qu’un terrain idéal est celui qui permet un véritable combat entre le lanceur et le frappeur, où chaque camp doit se surpasser pour prendre l’avantage.
Il est également important de noter que les conditions d’un terrain évoluent au cours d’un test match, offrant des défis différents aux joueurs à mesure que le match progresse. L’exemple du premier test des Ashes récentes illustre bien ce phénomène. Les trois premières manches ont été marquées par des scores relativement bas, avec un total maximal de 172, rendant la tâche des frappeurs particulièrement difficile.
En revanche, lors de la dernière manche, où l’Australie a poursuivi un objectif de 205 points, Travis Head a réussi à atteindre cet objectif avec une relative facilité. Il est possible que le terrain ait été à son apogée pour la frappe à ce moment-là, avant de se dégrader davantage au fil du temps. Un terrain plus usé, comme on peut l’observer au cinquième jour d’un test match, aurait pu rendre la poursuite beaucoup plus ardue.
L’ancien ouvreur australien Simon Katich a souligné l’importance de profiter des conditions favorables lorsque le ballon est neuf.
« Le terrain était génial. Pour l’Australie, chasser 200 pour la perte de deux guichets, résume la situation. En Australie, si vous parvenez à porter le nouveau ballon, vous marquerez rapidement de 40 à 50 overs. L’Angleterre n’a pas été en mesure de le faire et en a payé le prix. »
Simon Katich, ancien ouvreur australien
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