Liverpool a connu un début de saison 2025-2026 en montagnes russes, passant d’une domination initiale en Premier League à une série de défaites inquiétantes, avant de retrouver un semblant de stabilité grâce à deux victoires consécutives face à Aston Villa et au Real Madrid.
Après un titre de champion d’Angleterre remporté avec une approche plus mesurée la saison précédente, les Reds ont entamé cet exercice avec de grandes ambitions. Cependant, le club a été frappé par une série de départs importants, notamment ceux de Trent Alexander-Arnold (vers le Real Madrid), de Luis Díaz (Bayern Munich) et de Darwin Núñez (Arabie Saoudite). Harvey Elliott (Aston Villa), Kostas Tsimikas (AS Roma), Jarell Quansah (Bayer Leverkusen) et Caoimhín Kelleher (Brentford) ont également quitté Anfield.
Ces départs ont été compensés par des arrivées de prestige, avec notamment les transferts records de Florian Wirtz (Bayer Leverkusen) et d’Alexander Isak (Newcastle United). Hugo Ekitike (Eintracht Francfort), Jeremie Frimpong (Bayer Leverkusen) et Milos Kerkez (AFC Bournemouth) ont également rejoint l’effectif, tout comme le jeune défenseur central italien Giovanni Leoni (Parme) et le gardien géorgien Giorgi Mamardashvili (prêté par Valence).
Après cinq journées de Premier League, Liverpool affichait un bilan parfait et comptait cinq points d’avance sur son dauphin, un écart jamais atteint à ce stade de la compétition. Mais la situation a basculé avec une série de quatre défaites consécutives, faisant chuter l’équipe à sept points du leader, Arsenal.
Les deux victoires récentes face à Aston Villa (2-0) et au Real Madrid (1-0) pourraient marquer un tournant. Ces succès semblent indiquer un retour aux fondamentaux qui ont fait la force de Liverpool la saison passée.
L’analyse du différentiel de buts ajusté – un indicateur de la force d’une équipe combinant 70 % de xG (Expected Goals) et 30 % de buts marqués – révèle une situation contrastée. Arsenal occupe la première place, suivi de Manchester City, tandis que Liverpool se retrouve au milieu du tableau, aux côtés de Crystal Palace, Chelsea et Brighton & Hove Albion.
Les statistiques offensives et défensives de Liverpool montrent une amélioration en termes de buts marqués (2,22 en 2024-2025 contre 1,75 en 2025-2026), mais une légère augmentation des buts encaissés (1,04 contre 1,29). En excluant les quatre derniers matchs de la saison passée, lorsque l’équipe avait déjà décroché le titre, le nombre de buts encaissés diminue à 0,88.
Le calendrier de Liverpool a été particulièrement exigeant, avec huit rencontres face à des équipes classées parmi les douze meilleures de la Premier League. Les deux matchs contre des clubs moins bien classés se sont disputés à l’extérieur.
L’évolution de la composition de l’équipe est également un facteur à prendre en compte. Les joueurs partis la saison dernière représentaient 70,1 % des minutes jouées par Díaz, 69,2 % par Alexander-Arnold, 35 % par Jota, 33,1 % par Núñez, 26,3 % par Kelleher, 24,5 % par Tsimikas, 14,5 % par Quansah et 10,8 % par Elliott.
À l’inverse, les nouveaux joueurs ont joué respectivement 73,3 % des minutes pour Kerkez, 67,4 % pour Wirtz, 64,1 % pour Ekitike, 40 % pour Mamardashvili et 27,9 % pour Isak. Frimpong a joué 9,6 % des minutes, tandis que Leoni n’a pas encore eu de temps de jeu.
Par ailleurs, certains joueurs de l’effectif actuel ont vu leur temps de jeu augmenter, comme Cody Gakpo (88 % des minutes contre un peu plus de 50 % la saison passée) et Dominik Szoboszlai (toutes les minutes jouées contre environ 75 % la saison précédente). Conor Bradley a également gagné en importance, passant de 20 % à environ 50 % des minutes jouées.
Andrew Robertson, en revanche, a vu son temps de jeu diminuer considérablement (un quart des minutes contre près de 75 % la saison passée). Ryan Gravenberch, Curtis Jones et Alexis Mac Allister ont également joué moins souvent.
Les récentes performances de Liverpool, notamment les victoires contre Aston Villa et le Real Madrid, s’appuient sur un milieu de terrain composé de Szoboszlai, Mac Allister et Gravenberch, qui a joué la quasi-totalité des minutes face au club madrilène. Le retour de Robertson et l’utilisation de Bradley au poste de latéral droit semblent également avoir contribué à cette amélioration.
« Nous avons peut-être retrouvé la bonne voie », analyse un observateur. « L’équipe actuelle est plus proche de celle qui a connu le succès la saison passée que de la formation chaotique des premiers mois de la saison. »
Liverpool devra toutefois faire preuve de constance et éviter de répéter les erreurs du passé pour espérer retrouver le sommet de la Premier League.